‹ Christophe de Beaumont, archevéque de ParisChapitre 144 sur 401 · MORT PE COFFIN · texte numérisé non relu

MORT PE COFFIN

pense aujourd'hui comme il a toujours pensé, et que d'ailleurs le curé de Saint-Étienne n'a formé d'autre opposition que celle du défaut de certificat. Mais l'archevêque, continuant de donner raison au P. Bouettin, dont il justifiait ainsi le mandat : « Quand un malade, dit-il, est connu pour être opposé au décret du Saint-Siège et qu'il apporte un billet du prêtre approuvé qui l'a entendu en confession, il est permis de présumer que celui-ci n'a absous le pénitent qu'après s'être assuré d'une soumission entière. Ce que je ne souffrirai jamais, c'est qu'on administre les derniers sacrements à un homme qui s'obstine à rejeter la Constitution *. »

On ne peut mieux réfuter d'avance les écrivains qui répètent, sur la foi les uns des autres, que Bouettin exagérait toujours les instructions reçues.

Pendant ces pourparlers, Coffin meurt sans Viatique. L'impression générale parait d'autant plus vive que le principal de Beauvais est connu pour Thymnographe officiel de l'Église de Paris.

Situation fausse, en vérité, que celle qui était faite aux meilleurs évêques du dernier siècle par de récentes innovations dans le domaine liturgique ! Nous ne pouvons que plaindre aujourd'hui ces pieux et saints prélats, les Christophe de Beaumont, les Orléans de la Motte, d'autres encore, à qui les réfractaires pouvaient objecter des inconséquences comme celles-ci : « On chante tous les jours dans l'Église de Paris la foi que professait M. Coffin, contenue dans les hymnes que feu M. de Vintimille lui-même l'avait chargé décomposer; M. de Beaumont, successeur de M. de Vintimille dans cet arche-

» Cf. le Mémoire à consulter, rédigé par D. C. Coffin (2 juillet 1749).

Page 1