DISPOSITIF DU MANDEMENT
s'éleva entre lui et l'archevêque de Lyon (Montazet). Voici la fin du préambule :
« Ainsi, M. G. F., les maux de lÉglise parviennent de jour en jour à leur comble ; et pourrions-nous les dissimuler plus longtemps sans nous rendre totalement inexcusable aux yeux de Dieu et des hommes, sans blesser les devoirs de notre conscience, sans manquer essentiellement au peuple immense dont le salut nous est confié. O Israël ! écoutez donc la voix de votre pasteur et de votre père en Jésus-Christ : il n'a point d'autre désir que celui d'être fidèle à son devoir et de vous apprendre le vôtre ; point d'autre intérêt que celui de la vérité et de la justice pour laquelle il est résolu de se sacrifier; les disgrâces auxquelles il s'expose vous sont de sûrs garants de la droiture et de la pureté de ses intentions... »
Les exigences de notre étude biographique ne nous permettent pas de donner l'analyse, même succincte, d'une instruction pastorale aussi étendue ^ Ce sera assez d'en reproduire le dispositif, qui fit bondir de colère tous ceux qui se sentirent atteints :
... Voulant assurer aux décisions de l'Église universelle, et notamment à la Constitution Unigenitus, la soumission de cœur et d'esprit qui leur est due, nous faisons très expresses inhibitions et défenses à toutes personnes de notre diocèse, de lire ou de retenir les imprimés ayant pour titre : Extrait des registres du Parlement, etc. (suit le détail), et tous autres écrits de môme nature , tendant à envahir l'autorité de l'Église et à inspirer aux fidèles des sentiments d'indocilité et de révolte contre ses décisions.
^Ëlle ne coniient pas moins de 82 pages in-4°, imprimées en petit texte. Nous donnerons toutefois, aux pièces justificatives, les parties essentielles de cette œuvre capitale.