‹ Christophe de Beaumont, archevéque de ParisChapitre 300 sur 401 · LETTRE DE BEAUMONT · texte numérisé non relu

LETTRE DE BEAUMONT

fournit pas aux payeurs Tacte officiel de lelection. Peine perdue. « M. de Paris, comme s'exprimait alors le pamphlétaire, veut ce qu'il veut, et il le veut imperturbablement ^ » On en jugera par sa réponse du lendemain :

Le délai de vos élections , Madame, ne peut porter aucun préjudice à votre maison puisque, suivant vos constitutions, vous êtes toujours supérieure jusqu'à ce que, le chapitre étant assemblé à l'église immédiatement avant l'élection, le supérieur vous ait déchargée du gouvernement de la communauté. Par une suite nécessaire* les payeurs des rentes ne peuvent faire difficulté de payer , sur vos quittances, ce qui est dû à la maison. Mais s'il arrivait, ce que je puis présumer , que vos quittances fussent mises au rebut , vous me ferez le plaisir de m'en avertir , et je ne perdrai pas un moment à faire les démarches nécessaires pour vous procurer votre paiement.

Au surplus, vous pouvez compter que je ne perdrai point de vue l'affaire de vos élections, et que je la terminerai le plus tôt possible. Je suis, etc. ^.

Trois mois s'écoulèrent sans que madame de Saint- Pierre consentît à se rendre aux intentions du prélat. Dans l'intervalle, l'oratorien le Sueur de Chantemerle ayant résigné sa commission de supérieur ecclésiastique de la communauté, l'archevêque se réserva d'en remplir lui-même toutes les fonctions. Ce fut alors que les Hospitalières s'enhardirent à déclarer, dans une dernière lettre du 23 juillet, que, faute d'être entendues selon leurs propres désirs, elles se verraient forcées « d'employer à regret la voie des sommations >.

ï Le Péché imaginaire^ p. 45.

* Lollre (lu 2 mai 1756.

Page 1