‹ Christophe de Beaumont, archevéque de ParisChapitre 302 sur 401 · MONITION CANONIQUE · texte numérisé non relu

MONITION CANONIQUE

condamnèrent le procédé de ces filles, il s'en trouva un plus grand nombre pour s'attaquer à € l'entêtement » de l'archevêque, heureux qu'ils étaient de saisir cette occasion de « l'humilier^ ».

Tel est le fait attentatoire à ses droits, contre lequel nous avons vu naguère le prélat se récrier hautement dans son instruction doctrinale sur l'autorité de l'Église. La monition canonique du 26 octobre accentua plus vigoureusement encore son parti pris d'en finir avec les résistances. Il y était fait sommation aux Hospitalières d'avoir à se départir, dans trois jours au plus tard, des diverses élections récemment faites ; faute par elles d'obéir, l'archevêque les déclarera nommément excommuniées , interdira leur église , et défendra à tous les prêtres de célébrer le saint sacrifice de la messe en leur présence; à tous les fidèles d'y assister, et même d'avoir commtmication avec elles, hors les cas exceptés de droit.

. Cependant , les six religieuses fidèles s'étaient réfugiées, avec l'agrément du prélat, à l'abbaye de Notre- Dame de Port-Royal. L'interdit continua de peser sur l'église du monastère de la Miséricorde , et la messe n'y fut plus célébrée qu'à la chapelle de la salle des malades.

Les choses en étaient là, quand Beaumont fut rappelé de l'exil au mois de septembre 1757. On crut le moment favorable pour l'amener à rétracter la mesure qui privait depuis si longtemps les Hospitalières de tout secours spirituel. L'archevêque resta inflexible, bien qu'il se déclarât prêt à lever l'interdit devant la moin-

i Journal, t. VI, p. 363.

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