LE NOVICIAT DE L ELU
Noël à la fête de saint Jean-Baptiste. Pendant ce stage de six mois, Christophe de Beaumont ne participera point à la jouissance des revenus de l'église et ne sera pas considéré comme capitulant; il assistera bien aux délibérations générales, mais sans qu'il ait, à la lettre, « voix au chapitre. » C'était, en effet, la condition du novice de ne pouvoir être compris dans la répartition des menses et terres vacantes, s'il n'avait fait dans le cloître la résidence semestrielle. Son noviciat terminé, le titulaire était encore astreint à un séjour de mêm.e durée, sous peine d'encourir les censures disciplinaires portées contre les délinquants.
A toute règle son exception. Ces lois de la résidence devaient nécessairement fléchir, de temps à autre, en regard de certains devoirs incompatibles. C'est ainsi que Christophe de Beaumont, après s'être montré d'une exactitude parfaite jusqu'au vendredi 16 janvier 1733, fit valoir, ce jour-là, son très vif désir d^ aller poursuivre sa théologie à l'université de la capitale, et supplia la compagnie de vouloir bien lui octroyer son congé, « en le dispensant du surplus de la continuation de sa résidence et rigueur, en faveur de ses études ; le tout, conformément aux statuts et règlements de cette Église. » La permission ne pouvait être refusée. Ce fut néanmoins à la charge pour lui d'envoyer au chapitre, dès son arri* vée à Paris, une attestation en forme « qu'il a repris et continué ses études. » Pareille attestation devra, au surplus, être régulièrement adressée « de trois mois en trois mois^ »
Ne laissons point l'abbé de Beaumont reprendre, au
1 Actes capitulaires de 1733, liv. 152, fo 2.