‹ Christophe de Beaumont, archevéque de ParisChapitre 49 sur 401 · LOUIS D'ORLÉANS · texte numérisé non relu

LOUIS D'ORLÉANS

Ordonné diacre, le 19 septembre, par Mgr François Madot, évoque de Chalon-sur-Saône, qui suppléait ce jour-là Mgr do Vintimille, Christophe de Beaumont partit i)rosquo aussitôt pour le château de La Roque, où l'ulltuidaiont les fétosde famille célébrées à l'occasion du baptémo d'Antoine, troisième fils de son frère Armand. Venu au monde dans la matinée du 8 mars, cet enfant,, (lul avait paru d'abord malingre et délicat, s'annonçait maintenant assez robuste de constitution pour qu'on ne désespérât plus do le voir vivre. Il vécut en effet, et longtemps, et non sans gloire, car nous aurons à raconter plus UuHi oon\ment il soutint le renom de notre marine militaii\> pi\r un de ces hardis faits d'armes qui ne manquonl point d*avoir on France leur jour de grande pi^pularité.

^ ^;^»>liw iM^ilM<4ii*re$ dm Cosxit$ de Zyom p. 143. ~ Louis d'Orléans, fils Ou lUV^Ml^ HY«U pria^ dopuU IT;U\ un appartement à l'ahbaye Sainle-Gcne- \uVe. TOv^i» il ne s*y fixa ivmpUM.unent quVn tîi?. G^estlàque K^ mort vint

LE JUBILÉ SÉCULAIRE. 4i

Sur ces entrefaites, Louis de Beaumont, chevalier du Repaire, était mandé à Versailles pour y prendre « commission de capitaine » dans le régiment d'infanterie de Richelieu, depuis Rohan^ L*abbé Christophe, qui avait d'abord résolu de faire route avec son frère jusqu'à la capitale, dut le précéder de quelques semaines et se détourner même vers Lyon, où s'agitait en ce moment une question pleine d'intérêt. Il convient d'en dire un mot pour l'intelligence de ce qui va suivre.

C'est le privilège accordé par le Saint-Siège à l'antique métropole des Irénée et des Pothin, de célébrer un jubilé solennel toutes les fois que le jeudi de la Fête-Dieu coïncide avec la nativité de saint Jean -Baptiste, patron de l'Église lyonnaise®. Depuis que le décret de Clément V au concile de Vienne (1311-1312) eut rendu obligatoire pour toute la chrétienté la fête instituée par Urbain IV en l'honneur du très saint Sacrement (1264), il ne s'était encore produit que trois rencontres de ces solennités, une seule par siècle.- Les comtes de Lyon n'avaient donc exercé que trois fois le privilège insigne de « la grande église de Monsieur Saint-Jean ^^ » lorsque l'abbé de Beaumont reçut avis que le chapitre

1 La nomination officielle, signée à Fontainebleau, n^est que du 10 novembre 1733.

' Ainsi le constate un vieux quatrain populaire qui rappelle trois dates liturgiques : celle du vendredi saint, celle du jour de Pâques, celle do la Fête-Dieu :

Quand Georges (33 avril) Dieu crucifiera, Quand Marc (25 avril) le ressuscitera, Et lorsque Jean (24 juin) le portera, Grand jubilé dans Lyon sera.

* En 1451, sous le cardinal Charles de Bourbon, archevêque de Lyon; en 1546, sous Hippolyte d'Esté, cardinal de Ferrare ; en 1666, sous Mgr Camille de Noufville.

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