‹ Christophe de BeaumontChapitre 168 sur 368 · INJURES GRATUITES · texte numérisé non relu

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guerre sans merci et, en même temps, on s'efforcera de le rendre toujours responsable des hostilités engagées. Je trouve cette observation confirmée par quelques lignes d*une lettre où Saladin, le puritain genevois, donne son avis sur les choses du temps :

Je vois avec peine, écrit-il à madame duDeiîand,le tintamarre que cause l'affaire des hôpitaux : si quelque chose pouvait devenir sérieux en France, ce serait celle-là, car de part et d'autre Ton s'est bien avancé et bien aigri ; mais quand même cette affaire serait finie, vous en verriez bientôt renaître quelque autre par le zèle de votre prélat. Il ne suffit pas d'avoir de bonnes mœui*s, une bonne doctrine et de bonnes intentions, il y a quelque chose de plus nécessaire que tout cela dans la place importante qu'il occupe, c'est de l'esprit*.

Le dernier trait ne saurait étonner, venant d'une plume protestante» Nous voulons croire que Saladin était abondamment pourvu du mérite qu'il dénie superbement aux autres, mais il y a, ce nous semble, quelque chose de plus nécessaire que Tesprit, c'est le sentiment de la justice et de la vérité. Or, c'est manquer à la vérité aussi bien qu*à la justice que de rabaisser chez Christophe de Beaiunont les qualités intellectuelles, même quand on sait rendre hommage à ses

gue prêté à Tarchevêque et à la princesse. C'est Beaumonl qui parle le premier :

Vous aussi, très auguste, héroïque Dauphine,

A moi. chef du parti, vous préférez de Luyne Qui pour ni contre ne dit rien ?

— Et c'est précisément pour cela qu'il fait bien !

(Biblioth. de l'ArseDal, toc. cit.) Quand, plus tard, l'occasion demandera qu'il se déclare, Luynes, devenu cardinal, prouvera qu'il savait aussi bien agir que parler.

» Lettre du 15 août 1751 (Cf. Correspondance complète de la marquise du Deffand, 1. 1, p. 141).

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