‹ Christophe de BeaumontChapitre 186 sur 368 · DEUILS BE L^ÉGLISE DE FRANCE · texte numérisé non relu

DEUILS BE L^ÉGLISE DE FRANCE

pliments de bienvenue du président Puget, qui avait souligné du geste la nécessité de maintenir l'union entre « le Sacerdoce et l'Empire » :

Monsieur, je suis extrêmement sensible à la démarche que fait en ma faveur un corps aussi respectable que le Parlement. J'emploierai tous mes soins à entretenir l'union qui doit régner entre le Sacerdoce et l'Empire! Le zèle du Parlement pour faire observer les lois de l'État me servira de modèle pour soutenir les lois de VÉglise et les droits sacrés des autels^.

Il devenait d'autant plus indispensable pour les bons évéques de rester coude à coude au milieu des conflits engagés sur tous les points, que les membres les mieux méritants de l'épiscopat se succédaient rapidement dans la mort.

Languet avait succombé le 11 mai, non moins honoré par les injures des philosophes que par les larmes des gens de bien ^. Boyer, qui lui survivra deux ans, réussit du moins à empêcher qu'on ne fit asseoir à sa place, sur le fauteuil académique, l'auteur décrié d'une ode infâme : ce « coup de crosse » in extremis ne manqua pas d'exciter les railleries dt Piron, le poète évincé; mais l'exclusion qu'il venait de subir n'avait été que plus cuisante à son amour-propre, et il eut toute marge pour s'en prendre aux « dévots ^. » Quant à Belsunce,

^ Nouvelles ecclésiastiques de 1755, p. 60.

^ « Vous avez bien raison de mettre feu M. de Sens à la lête de nos grands évoques; personne n'a plus travaillé pour l'Église que lui, il était en horreur à tous les jansénistes ; rien ne lui est plus glorieux, et c'est dans l'autre vie qu'il reçoit la récompense de ses travaux. » (Lettre de Mgr de la Motte à D. Léon, 4 janvier 1754.)

* Cf. Correspondance de Grimm (1er juillet 1753). — On sait que Piron, éconduît par l'ancien évéque de Mirepoix, se vit préférer Buflfon, qui prononça,^ en cette circonstance, son fameux discours sur le style.

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