‹ Christophe de BeaumontChapitre 265 sur 368 · GUERRE DE BROCHURES · texte numérisé non relu

GUERRE DE BROCHURES

confrères de Toulouse. Ils allèrent même jusqu'à en demander acte par un arrêt public.

Leur requête fut présentée à la Cour par le provincial de France, Claude Frey, et par les PP. Nicolas Châtillon, supérieur de la maison professe, Etienne de la Croix et Joseph AUanie, supérieurs, l'un de la maison du noviciat, l'autre du collège Louis-le-Grand. Par arrêt du 5. décembre, la Cour, après avoir enjoint que ladite requête serait déposée au greffe civil, se donna pareillement la satisfaction de faire brûler le livre de Busembaum au pied du grand escalier du palais. .

L'archevêque de Paris dut regretter, plus qu'un autre, le conseil qu'il venait de donner aux Jésuites, en voyant que leur protestation n'aboutit qu'à redoubler la haine dont ils étaient victimes.

On ne saurait en effet se faire une idée du déluge de brochures calomnieuses qui se répandirent alors, pour ouvrir contre la Compagnie de Jésus en France cette campagne de mensonges destinée à lui être si fatale *. C'était au point que les plus indifférents s'en indignaient avec éclat. « Il faut croire, dit Barbier, qu'on ne souflfre ces excès que parce qu'on en craint les auteurs 2. »

La gazette janséniste surtout faisait rage. Citons quelques lignes à l'appui :

On ne s'étonnera jamais assez que des hommes convaincus de

* Grimm signale en parliculior : Problème historique (par l'abbé Mesnicr), qui des Jésuites ou de Luther et de Calvin , ont le plus nui à l'Église chrétienne ? (Corresp. litt,, t. H, p. 267.) — Cf. Nouvelles de 1757, p. 176. — On en trouvera plusieurs autres, marquées en note dans les Lettres de Robbé de Beauveset, p. 75.

^ Journaly t. VIT, p. 8.

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