UNE ÉTAPE A LIMOGES
des Hospitalières du faubourg Saint-Marcel, qui sont toujours interdites *. »
Ce ne fut pourtant pas la faute de ces filles , comme nous le verrons bientôt, si Tattention du public se détourna un moment de Tarchevêque disgracié.
On sait peu de chose des diverses étapes du voyage entrepris par Christophe de Beaumont pour gagner ce lointain exil du château de La Roque , où le roi l'internait, non toutefois sans Tavoir prévenu, par l'intermédiaire du comte de Saint-Florentin, qu'il lui serait loisible, là-bas, de visiter quelques amis, dans un rayon de deux ou trois lieues. Une lettre de Limoges nous apprend seulement que l'archevêque traversa cette ville, le 10 janvier , vers le milieu du jour. Le bruit de son exil ne s'y était pas encore répandu, et on ne connut que de sa bouche les détails de l'événement.
Après un repas frugal à l'hôtellerie , le noble voyageur se rendit à pied auprès de Mgr de Coëtlosquet, retenu dans sa chambre par ses douleurs de goutte. Ils restèrent en tête à tête une demi-heure, puis Beaumont descendit au salon de compagnie, où l'attendaient, avec les vicaires généraux , plusieurs membres du chapitre. L'entretien roula tout entier sur les causes de cette défaveur subite. Elles se résumaient dans l'interdit lancé contre les religieuses rebelles, interdit qu'il n'était possible de lever qu'après satisfaction obtenue.
Au sortir de l'évêché , le prélat traversa le jardin attenant au célèbre monastère de la Règle , pour faire une dernière visite à l'abbesse, madame de Cosnac , sa
1 Journal, t. VII, p. 20.