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GUERRE DÉLOYALE

Plus tard, sous la Restauration, et de nos jours encore, quand les mêmes hommes, au nom des mêmes principes , voudront renouveler les luttes révolutionnaires et disputer à TÉglise son empire sur les âmes, n'est-ce pas la guerre aux Jésuites qui doit servir de prétexte et de mot d'ordre f

L*archevôque de Paris, on le conçoit sans peine, souffrait plus que personne de cette guerre déloyale, hypocrite, dont le centre d'opération se trouvait placé chez les moines jansénistes du couvent des Blancs -Manteaux \ Il fut de ceux qui auraient voulu étouffer dès l'origine ce triste procès La Valette, si simple au début, mais si vite aggravé dans des péripéties d'une importance exceptionnelle. Désireux d'empêcher avant tout que le Parlement ne fût saisi d'une affaire que d'odieuses intrigues envenimeront à plaisir, le digne prélat s'employait de sa personne pour disposer les esprits à des arrangements amiables dont sa prudence lui découvrait la nécessité urgente. « Plaie d'argent n'est pas mortelle ! » répétait-il souvent au P. de Neuville que ses relations avec la famille royale préparaient mieux, ce semble, à tout événement.

Déjà, deux ans auparavant, Christophe de Beaumont n'avait pas vu sans déplaisir qu'on se fût montré très confiant dans certaine aventure, qui ne fit pas alors

* « Calomnier' la doctrine des Jésuites était facile ; mais pour donner une base à la calomnie et la faire accepter comme Texpression de la vérité , il fallait falsifier les écrits de la Compagnie et dénaturer les faits. Cette besogne abominable ne pouvait être l'œuvre d^un seul homme : aussi, comme pour fabriquer de la fausse monnaie, il fut nécessaire de créer un atelier bien disposé, bien outillé et pourvu d'un bon nombre d'ouvriers habiles. L'atelier fut établi dans le couvent des Blancs-Manteaux, à Paris. > {Notes historiques sur les parlements, par le P. Carayon, p. 85.)

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