ALLUSION DÉLICATE
« Je ne puis m'empêcher, Monsieur, de vous témoigner ma peine de ce que nous ne sommes pas reçus. — Monseigneur, j'ai suivi ce qui est d'usage dans les seuls exemples qu'il y ait de pareilles cérémonies , à Paris , pour la famille royale ; je voudrais qu'il dépendît de moi d'en faire davantage pour vous et poiu* le chapitre. — Je vous prie, Monsieur, de faire mention sur vos registres de la représentation que je viens d'avoir l'honneur de vous faire. » Le noble interlocuteur le promit , répétant avec beaudbup d'honnêteté « qu'il aurait bien voulu qu'il dépendît de lui de rendre davantage à Mgr l'archevêque et à MM. du chapitre* ».
Hâtons-nous de transcrire l'allusion touchante que le vénérable prélat eut la délicatesse de glisser dans le mandement publié, peu après, à l'occasion des derniers avantages remportés par le maréchal de Broglie. Ce mandement fit sensation : on le trouva très élogieux pour nos troupes et « fort bien écrit- ».
Quelle douleur ne nous a point causée la mort du jeune Prince qui vient de nous être enlevé ! Hélas ! quand nos regrets seraient aussi vifs que ceux des augustes Époux qui lui avaient donné le jour, jamais ils n'égaleraient la grandeur du sacrifice que le ciel a exigé de nous. Mais cet Enfant si cher à la France était mûr pour le séjour des saints et la terre n'était pas digne de lui. Quel concert de qualités aimables et respectables dans un âge si tendre ! Quelle raison , quelle foi, quelle piété ! Il a rempli de longs jours en peu
1 Registres capitulaireSy Archiv. nation. LL, 335"). — Dans celte même réunion du 27 mars , le chapitre de Notre-Dame relève un autre accroc fait à rétiquette. Il paraît que le héraut d'armes présenta le goupillon au prélat qui le fit passer au doyen, « quoique M. le grand maître des cérémonies eût dit au héraut d'armes de reprendre des mains de Mgr Tarchevèque ledit goupillon et de le présenter à M. le doyen ».
=» Barbier (t. VII, p. 349).