‹ Christophe de BeaumontChapitre 56 sur 368 · OUVERTURE DU JUBILE · texte numérisé non relu

OUVERTURE DU JUBILE

Suivent les arrêtés, parmi lesquels nous nous bornons à relever ce détail caractéristique : « Pour éviter le désordre et la confusion, nous défendons à toutes personnes d'entrer plus d'une fois dans l'église de Saint-Jean, depuis le mercredi jusqu'au samedi, ni de se présenter aux portes de l'archevêché, ni de Sainte-Croix pour entrer dans l'église primatiale, à peine de huit jours de prison, attendu que les deux dernières portes ne sont destinées que pour la sortie ^ »

Grâce aux mesures prises, on n'eut aucun accident grave à déplorer pendant les journées jubilaires dont l'ouverture se fit^ le mercredi 23 juin, « à midi de l'horloge Saint-Jean. » La foule, très compacte d'abord à l'entrée de la primatiale, s'engagea bientôt dans le plus grand ordre le long des barrières, disposées partout avec beaucoup d'intelligence. Le pèlerinage se ralentit à peine sur le soir, et neuf heures sonnaient quand il fut possible à la « maison de la Charité » d'accomplir le sien.

Le lendemain, fête de saint Jean-Baptiste, tout l'intérêt de la journée, après le spectacle des cérémonies religieuses, se porta sur les préparatifs du quai de Saône où s'élevait, entre les deux ponts, la fameuse « machine » du feu d'artifice.

Cette charpente monumentale, haute de. soixantequinze pieds^ vêtue de toile peinte, représentait un temple antique de figure octogone, soutenue par huit colonnes corinthiennes d'un beau vert d'Egypte, avec leurs bases et leurs chapiteaux de bronze ; le tout festonné de guirlandes capricieuses, de feuillages et de

1 ReniLe du Lyonnais, nouvelle série, IV, p. 410.

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