‹ Christophe de BeaumontChapitre 64 sur 368 · LE NOUVEL BVÊQUE DE BLOIS · texte numérisé non relu

LE NOUVEL BVÊQUE DE BLOIS

lions, toutes privées, qui allaient rendre indispensable encore le prolongement de son séjour à Paris; aussi voyons-nous qu'il ne vint passer désormais à Lyon que € le temps rigoureusement nécessaire pour le service de son canonicat. »

La curieuse pièce apologétique à laquelle nous empruntons ce détail n'oublie point de constater, une fois de plus, que « la vivacité de son esprit et la bonté de son caractère y firent les délices des meilleures sociétés, » et qu'il ne cessa de les édifier par « la pureté de ses mœurs et la régularité de sa conduite ^ »

Pareil témoignage lui sera bientôt confirmé dans une autre ville où va l'appeler un événement inattendu.

Mgr Paul Le Fèvre de Caumartin était mort à Blois, le 80 août 1788, après avoir été le second titulaire d'un siège qui ne remontait qu'à 1697, époque où, sur les instances de Louis XIV, le pape Innocent XII consentit à ce démembrement de l'évêché de Chartres. Dans l'état des esprits, le choix du successeur ne paraissait pas chose indifférente, car le prélat défunt a,vait très peu dissimulé ses complaisances pour les fauteurs du jansénisme , secte aussi perfide que hargneuse , à laquelle il venait de livrer imprudemment une partie notable de son diocèse. Grande fut donc la joie de l'abbé de Beaumont, quand l'ordonnance royale nomma au siège vacant François de Crussol d'Uzès d* Amboise , le fidèle ami de sa jeunesse , le défenseur éprouvé des doctrines orthodoxes et des fermes principes ^. « Et

1 Lettre à un ami de province sur un article des Nouvelles eedéiiastiquet (Bibliothèque nationale, département des imprimés, Ln^, 1343).

' Louis XV avait primitivement désigné pour successeur à Mgr de Caumartin, le jeune abbé de Royaumont, Charles-Henri Phelypeaux de Pont-

Page 1