‹ Christophe de BeaumontChapitre 79 sur 368 · BEAUMONT, ÉVÊQUE DE BAYONNE · texte numérisé non relu

BEAUMONT, ÉVÊQUE DE BAYONNE

années contrôles témérités du jansénisme brouillon ^ Les regrets qu'il laissait après lui dans le diocèse de Bayonne étaient profonds, sincères, mérités j mais l'amertume en fut tempérée par les espérances qu'on fondait sur la réputation de l'homme appelé à recueillir son héritage.

Il devenait évident que Louis XV, en désignant pour ce siège le vicaire général de Blois, répondait par avance aux manifestations du sentiment public. Dès le 5 septembre, en effet, la municipalité bayonnaise avait écrit à Christophe de Beaumont : « Agréez notre félicitation et nos premiers hommages ; nous nous félicitons nousmêmes de ce que la Providence nous a si bien et si heureusement partagés 2. » Et , le lendemain, les membres du chapitre de sa future cathédrale, en exprimant des vœux analogues, se réjouissent cordialement d'un choix qu'ils déclarent « honorable à celui qui Ta fait, utile à l'Église, agréable à tous, heureux et flatteur pour eux 3.»

Le jour où cette lettre parvint à Paris, l'abbé de Beaumont avait la douleur de voir s'éteindre, dans l'obstination de ses erreurs, un homme dont il estima toujours les incontestables qualités privées, mais pour la mémoire duquel il ne cessa de déplorer les compromissions auxquelles l'avaient exposé certains entêtements de parti. Celui qu'on est convenu d'appeler « le sage RoUin » succombait, le 14 septembre, à l'âge de quatrevingts ans, après avoir renouvelé sa déclaration d'appel

1 Mgr Jacques de Forbiu-Janson, nommé à l'arche vôché dWrles le jour de Pâques 1711, était mort dans son diocèse le 13 janvier 1741. Il fut Tadversaire très ardent d'une secte qui ne Tépargna point dans ses pamphlets et ses libelles.

* Archives de Bayonne (registre BB, 80, p. 297).

« Archives de Pau, C. 178.

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