SCÈNE XI
PTCHELIN , CHRISTOPHE.
PICHELIN , entrant.
Oh ! la bonne tournure. . . Comment? c'est toi , Christophe ?
Monsieur Pichelin , écoutez-moi. •
PICHELIN.
Ma foi! si tune m'avais pas prévenu, j'y aurais été pris moi-même.
Rendez-moi le signalement; il n'est pas exact.
PICHELIN.
Le signalement ! . . . est-ce que lu me l'as envoyé par Georges, mon domestique?
Vous ne l'avez pas reçu?
PICHELIN.
Je ne suis pas rentré chez moi.
Ah! quel bonheur! je craignais qu'il ne fût trop
tard. . . C'est que, voyez-vous, j'ai commis une erreur... Celui que je vous ai indiqué est le plus honnête homme du monde.
PICHELIN.
Nous verrons bien. . . nous verrons bien. . .
Comment ! vous verrez bien ! . . .
PICHELIN.
Sans doute... Je viens de la préfecture. . . on a donné des ordres.. . la maison est déjà cernée.. . et, au premier mot , le prévenu sera saisi.
Mais puisque je vous répète que je le connais. . . que je VOUS réponds de lui siu' ma (etc.
PICHELIN.
Tu m'en réponds ! . . . tu m'en réponds ! . . . Tu ne peu.K pas entendre ces affaires-là aussi bien que moi.
Mais c'est une indignité.
PICHELIN.
Silence ! j'entends ces messieurs. . . Si tu dis un mot . . . je fais arrêter tout le monde ... et toi le premier . . .
Au surplus, vous n'avez pas le signalement.
PICHELIN , apercevant Georges qui entre. Justement, voici Georges qui me le rapporte.
CHRISTOPHE, pendant que Pichelin prend le signalement des mains de Georges et V examine ,
Gratid Dieu ! . . . Allons , un moyen hardi c'est le
seul qui me reste. {Il se sauve par la porte à gauche , à coté du restaurant. )
SCÈIVE XII.
Lés Jeunes Gens, AMÉDÉE, SAVERN Y PICHF r I^r puis CHRISTOPHE. ' "^' *^'*'
CHŒUK.
Air des buveurs de Robert-le-Diable.
Il est un terme aux beaux jours de la vie. Il Taut, hëlas ! borner leur cours joyeux ; ' Le tems s'envole... amis, à la folie Gaîment encor prolongeons nos adieux.
PicuELiN , qui examine le signalement.
Des cheveux blonds. . . des yeux bleus. . . le seul quî
,, SAVERN Y , à Amédee,
LiOinme ce monsieur me regarde !
,, AMÉDÉE
Il commence à me déplaire.
SAVERNY
lofave^'^lir^ P'"-"' '■^^^^'•«"-«•'e; mais moi, vous le savez. . . il faut que je prenne congé de vous.
PICHELIN.
11 veut s'échapper. . . c'est ce que nous verrons.
AMÉDÉE
JNous allons l'accompagner.
PICHELIN , se mettant devant eux et les arrHant
Pardon messieurs, de déranger vos projets mais
monsieur {désignant Sa^erny ) ne peut partir avec vouT.
Moi! et qui m'en empêchera?
|- PICHELIN.
La force armée. . . si vous voulez bien le permettre.
, SAVERNY