SCÈNE XX
SAVERNY, CHRISTOPHE, PICHELIN.
PICHELIN.
Qu'entends-je ! . . . Quel est ce bruit ?
SAVERNY , à part.
Ciel!... Pichelin!...
CHRISTOPHE, tombant dans les hras de Pichelin. Ah! soutenez-moi. . . je me trouve mal.
PICHELIN.
Que vois-je ? . . . Madame . . .
Artémise qui, lasse d'attendre ce malotru , venait
d'arriver au moment où il m'a effrayée par ses cris sauvages.
PICHELIN, à Sacerny.
Et pourquoi criais-tu ?
Parce que le prévenu vient de s échapper.
PICHELIN.
Mais, en effet. . . je ne Tapcrçois plus. . . Il faut qu'on le. rattrape ... et je cours moi-même ... ( // court i>ers la -porte du fond. ^
Vous me laissez seule , quand je .suis encore toute tremblante.
PICHELIN, a part ., et s^ arrêtant.
Quelle œillade elle m'a lancée!... {Haut à Saoemy.) Eh bien! cours toi-même.. . conduis mes gens. . . dirige-les... je vais leur dire de te suivre.
CHRISTOPHE , à part.
Ce n'est pas là mon compte. ( Haut.) Ah ! Dieul
voilcà que je me retrouve mal. . . Vite! un flacon. . . des sels... (// retombe dans les hras de iicheUn., qui. se irouoe à sa droite. )
PICHELIN , le soutenant.
Mademoiselle. .. ( A Saoerny.)\a toujours.. . je te rejoins tout à l'heure Mais , va donc , malheureux. , .
Saverny sort ; Pichelin criant aux gens qui sont en dehors : Laissez passer le cocher. )