Galat., n
4. « Qui demeurons » comme pour recevoir le Seigneur en sa parousie, iv, 45 : 'Hti-eïç ol tlwvxe; oî TrspiXenrôitevoi tU tv^v TcapoviffCav toû y.ypiou.
nous serons emportés ensemble avec eux dans les nuées au-devant du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur *. »
Ai^ec le Seigneur après le grand jour, sur ce point, sans doute, l'âme de Paul vibrait à l'unisson de celle des autres Apôtres. Dans le Seigneur y en l'attendant : ici, l'attitude de Paul est originale et, dans une large mesure, nouvelle. La partdes autres, qui avaientconnu le Seigneur dans les jours de sa chair, depuis le baptême de Jean jusqu'à l'Ascension, ce pouvait être de repasser et de raconter ces souvenirs, et de « désirer voir un jour du Fils de l'homme ». Pour lui, s'il met à très haut prix la faveur d'avoir « vu le Seigneur », sans laquelle, à ce qu'il paraît, on ne pouvait être dit « apôtre », dans toute la force du terme, il entend par là le fait d'avoir vu le Seigneur après sa résurrection, grâce dont il a eu sa part^, et non pas le fait d'avoir mangé et bu avec lui pendant sa vie mortelle, privilège par lequel les autres l'emportent sur lui. Ainsi la curiosité de son amour ne le porte pas vers la vie terrestre de Jésus, qu'il n'atteindrait qu'à travers les souvenirs d'autrui ; elle se tourne de préférence vers le Christ céleste. Il enseigne qu'en lui habite toute la plénitude de la divinité ^ ; « par lui et pour lui tout a été créé ^ » ; comme tout vient de Dieu le Père (et non pas seulement nous, qui retour-