Uansle livre de Toi-ic, m
Aeshma daêç>a, bien connu parmi les suppôts d'Anrô Mainyav, il est clair que les Juifs n'ont pu tout ignorer de la démonologie du Mazdéisme, si développée dans cette religion dualiste. En somme, ces ressemblances, et la question qu'elle soulève de la possibilité d'influences réciproques, ne paraissent guère devoir retenir l'apologiste. Celui-ci trouvera intéressant, au contraire, de constater des croyances élevées chez les Aryas à une époque reculée, où on se les représente trop souvent comme voués à l'adoration des forces de la nature. Si, sur certains points, la religion de Zoroastre a développé des conceptions et des usages analogues à ceux du Judaïsme ou du Christianisme, c'est qu'elle essayait de répondre aux aspirations de l'homme, naturellement religieux. Ces analogies, comme celle que l'on peut constater dans les questions de culte et de piété, n'en rendent que plus frappante dans le Mazdéisme, l'absence de cette opiniâtreté à maintenir l'idée de Dieu dans toute sa pureté, si remarquable dans le Judaïsme, et de cette vie religieuse intense, fondée sur un dogme bien défini et sur une morale tout à la fois idéale et précise, qu'a seule connue le Christianisme.
Albert Carnoy, de l'Université de Lonvain.
Bibliographie.