‹ Chronique d'Einsidlen (Notre-Dame-des ermites) d'aprés d'AchéryChapitre 13 sur 131 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

(Mémo époque» ) Sainte aégulinde mère de saint Adelrlo.

On ignore la date de sa naissance i mais la noblesse dé cette naissance n'est guère douteuse d'après les alliances de la princesse» Elle fut d'abord mariée à Bourcard h^ > duc d'Allemagne, père de saint Adelric et deBourcardlL Elle épousa en secondes noces Hermann II » duc d'Allemagne. Les arcUves des ermites rapportent que le ciel, voulant purifier la vertu de Régulinde, s'en prit à sa beauté qui était grande ; elle endura longtemps les humiliantes douleurs d'une lèpre. Obligée de se séquestrer du monde, elle eut tout le loisir de méditer sur le néant de ses gloires, et bientôt, mettant à profit ses méditations, Régulinde voulut quitter un état qui divisait ses affections entre le ciel et la terre. Veuve pour la seconde fois en 948, et jeune encore , elle fit vœu de chasteté , et se retira donc à Tile d'Ufhaw, où elle fit bâtir une chapelle sous le patronage de saint Martin, puis l'église qu'elle dédia au premier des apôtres; elle dota ces deux édifices de tout ce qu'elle possédait dans l'île , et après avoir passé là vingtcinq années toutes de piété et de patience i elle rendit son âme à Dieu vers l'an 973. L'église d'Ufnaw servit longtemps à une communauté de femmes, parmi lesquelles on présume cpie sainte Régulinde s'exerçait à la vie mo-^ nastique. Une porte murée qui se voit encore à la partie supérieure du mur de l'église exposé au midi, est précisément celle du chœur des religieuses* L'église de saint

Pierre dTUfhaw, fut longtemps aussi la paroisse des gens de PfeflSkon et de Freyembak : elle ne fut délaissée que du moment où l'on eut bâti l'église de ce dernier village.

Les pieuses libéralités de la princesse Régulinde lui ont acquis une place distinguée parmi les bienfaiteurs de Termîtage ; car dès l'année 960 elle avait donné à cette abbaye les biens qu'elle possédait à Steven , Kaltbrunnen et Lindenau de concert avec son fils Bourcard , quatrième duc d'Allemagne. Cette donation fut confirmée par Othon* le-Grand dans un diplôme donné à Saint-Gall , Tan 972. Enfin à la mort de Régulinde, l'abbé d'Einsidlen se trouva être institué son légataire universel. Sa canonisation, dont aucun des modernes chroniqueurs ne donne la date, parait avoir eu lieu en mémo temps que celle de son fils.

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