‹ Chronique d'Einsidlen (Notre-Dame-des ermites) d'aprés d'AchéryChapitre 56 sur 131 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

Heiuri III^yiiigH(Qatrième «bbé et vingt^deuxième prince.

Ce successeuyr de Conrad était fiU de Yolfgang , baron de Brandis, et d'une comtesse de Moûtfort. La sœur d'Henri était à la tête de l'abbaye princière de Seckingen. Les religieux avaient d'aJ^ord dcomé leurs voix à un sousdiacre y mais l'évéque qui avait son droit de contrôle désapprouva cette élection comme illégitime. Thuring abbé de Disentis éiuit la même opinion que réyéque.^Le choix d'Henri dédommagea bientôt les religieux du léger sacrifice qu'ils Êdsaient à leurs premiers sentiments.

Ce prince con^nença par dégager les possessions de l'abbaye des charges dont elles étaient grevées» et racheter celles qui étaient vendues. Cest sous son règne que furent aplanies les difficultés entre l'abbaye et les gens de SchwitZy grâce à la médiation de Thuring, abbé-prince de Disentis. C'est encore' sous lui que le sanctuaire des ermites reçut d'éclatants hommages d^ bpurgçois de Zurich.

Ils étaient en guerre avec la maison d' Aulariche , et le jour de la bataille de Tettewill dans l'Argau , en l&ce des Autrichiens qui avaient naguère si fort maltraité leurs rangs , qu'à peine il s'ein était échappé quelques-uns , ils invoquèrent d'un commuii. élan la Vierge honorée à £in-. sidlen. La prière eut son premier effet dans leur âme , en y éveillant un nouveau courage et une ptudence nou-s vellequi les firent triompher des Autrichiens^ plus forta

par le nombre , et commandés par le fameux duc Albert. La victoire des gens de Zurich fot complète; mais aussi leur reconnaissance voulut être durable. Ils instituèrent une procession annuelle qui aurait lieu le lendemain de la Pentecôte. A la première procession il y avait 1 ,800 personnes, sans compter les femmes et les enfants. Mais la réforme de Luther favorisant la paresse des peuples en matière de démonstrations religieuses , Zurich oublia les serments de ses premiers défenseurs , et la procession fut reléfiruée a ITiîstoire aiictf érine.

En 45SS, l'émpefetir Charles IV, esdbrte é*uhe suite nombreuse, vint visiter le sancltian'ë des ermites; et de là emmenant avec lui l'àbbé Hetiri jusqu'à Constance, il hii accorda les droits de Irégale. L'empereur fonda à Einsidlen un hôpital poiir le» pàilvi^es é* les pèlerins malades, et voulut que tous les ihatinà, âù point dû joui-, H fut dit une messe dans la Sâaitté-Chà^ene,- pour la plus grande commodité des pèleriôd (|Ui dësuréât âsëistei^ àcîét auguste mystère avant de reprendre te oheinià dé leiiî*s foyers.

Le mérite de l'abbé Heiirï avait dû tétehtissëment à Constance , et son passage dans cette viHîé avait confirmé l'opinion avantageuse (jm s'attachait à sa personne : si bien qu'en 1563 le chapitre de Gonstfiîlcë le choisit d'une voîx unanime pour occuper le siégé ëpîscopàl. L'empereur Charles, qui se servait souvent d'Henri comme d'un conseiller d'état, favorisa cette élection, cï le jiape la confirma; mais les bourgeois de Constatée gardèrent toujours contre lui ces préjugés nationaux auxquels FEvangile fait si franchement la guerre. On retrouve sbûVeni dans les écrits de cette époque des preuves de ces petites hostilités qui ne cesseront que lorsque tous les hommes réunis sous un même étendard, et combattant pour la mène cause» la qausç de l'upké, de la vérité par conséquent, s'ei'ont bien

convaincus qu'ils n'ont tous qu'une seule patrie , le ciel^ dont cette pauvre terre n'est que le marche-pied.

Henri s'appliqua à maintenir les privilèges de son église contre toutes les attaques venues de bas lieu » et il fit confirmer ses droits par l'empereur qui en signa le diplôme à Prague, en 1337, du moins selon ce que dit Merk en sa ebtànkfaè dé Constance. Henri se souvint aussi de son ancienne abbaye. Albert de Bonstetten cite le vidimus de la bulle de Lëon Vill , que fit Henri luinnéme pour le bien d'Einsidlen. L'original de ce vidimus doit se trouver dans les archiver de rabbaye. H est à remarquer qu'Henri y conunence l'ànnëe à Noèl , comme on dut \ë faire longtemps. Il le donna le 23 décembre 1 385, ôomeieiiçant ainsi l'année ; mais ne réunissant pas^ avec Tannée l'indiction qu'il conduit jusqu'au !♦' janvier i car il inarque l'indiction einquiénie quîefit d'a!C<30rd avec l'imiaée 138S. Henri mourut le 22 novembre 1383 , ayant gouverné l'église de Constance pendasàft Vingt-si?^ atil» avec une pieuse fermeté.

Il est conVenaBle dé citer les religieux d'Ëinsidlen qui se sont fait remai^qiier c^vantâgé j^r leurs vertus et leurs talents ; tels étaient sous ee i^ègnè abbatial les capitulaires,

Nicolas de Guttembei^g;

Markard de Grnhembërg , prëvot à Fahr ;

Pierre de Wolhaùsëri ;

Henri de Ligritz ^ trésorier de Téglise i

Ulric de Krambourg;

Rodolphe de Cimblrèn ;

Jean detlu^ëk;

Roddpbe dé l^ohté i

Rodolphe de Busnang ;

ArtK^d d'Ëpicliingen et Wcissembourg;

Rodolphe de Luna,

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