CHAPITRE LXX
(Même époque.) Wolfgang Spies» administrateur de Beinwil.
C'ÉTAIT un enfant ^'^onsic^en : il fit ses vœux aux er-i mites en 1574» à l'âge de di^-sept ans, qu'il était déjà d'une érudition remarcjuable. On l'envoya remplir à Fahr la charge de prévôt; et de la à Beinwil pour relever cette abbaye de ses rwpes. Mais elle ne put être entièrement restaurée ^qu'après quatre-vingts ans d'efforts. Hartmann place sa décadence ep 1508.; mais il est constant, par une lettre de sauve-^arde que les bourgeois de Soleure donnèrent à Beinwil en 1 51 9, qu'elle était encore à cette époque administrée par l'abbé Louis , lequel ne mourut qu'en 1527, de la peste. Puis la pauvre abbaye fut saccagée par les Suédois en guerre avec la Suisse à peu près à la même époque. Néanmoins, après TextincT tion de ce couvent en 1559 , le magistrat de Soleure envoya sur les lieux pour faire acte de conservation le prévôt d'Istein; et en 1555 il élut Josse Straler, prieur de l'abbaye de Saint-Urbain, pour administrer les revenus. Mais tout cela n'amenant pas un seul religieux à Beii^wil^ ce même magistrat sollicita d'Ulric , abbé d'j^nsidlen , l'envoi d'un homme capable d'administrer les biens de l'abbaye et d'en faire en mémç temps un foyer d'études monastiques. Ce fiit alors qu'UIric y députa le prévôt de Fahr, Wolfgaug Spies, et quelques autres frères. Wolfgang crut de son devoir d'établir tout d'abord la règle de saint Benoit avec une fermeté toute militaire , persuada
que la réputation de régularité serait la plus utile au cou-» vent; il ne se trompa point : Beinwil lui dut une seconde fois la vie. On voulut l'en nommer l'Abbé ; mais il refusa constamment tout autre titre que celui d'admimstrateun Il mourut en 16i(^«