‹ Chronique d'une ancienne ville royale, Dourdan, capitale du HurepoixChapitre 52 sur 191 · LES SEIGNEURS BNOAOISTES DE DOURDAN. 7I · texte numérisé non relu

LES SEIGNEURS BNOAOISTES DE DOURDAN. 7I

nité, les terres qu'il tenait da roi pour rengagement de ce prêt, « sauf le droit qu'il avait sur ledit Dourdan de piéça. b — a Quant à nos héritiersi « dit-il, nous leur laissons des héritages et autres biens assez... et nous a supplions très-humblement le roy qu'il luy plaise diminuer ez bail* « liages les plus grevez de son royaume ladite somme de So^ooo livres a tournois, afin que le pauvre peuple prie Dieu pour luy et pour « moy (i). »

Rentré, par ce codicille, en possession de Dourdan, François P' en disposa, en i522 (2)^ en faveur d'un illustre capitaine^ Tun des plus vaillants guerriers du xvi* siècle, le sieur de Montgommery , seigneur de Lorges^ dont il voulait récompenser les services, sans rancune pour la blessure involontaire qu*il avait reçue de lui, dit-on. Tannée précédente, dans un jeu à Romorantin. La jouissance de Dourdan fut accordée à Montgommery pour dix années, avec son habitation dans le château et son chauffage dans la forêt. En même temps, Louis de Vendôme, prince de Chabanais et vidame de Chartres, marié à Louise, fille aînée de l'amiral de Graville, lui abandonnait la capitainerie de Dourdan, dont il avait été pourvu lui-même quelque temps auparavant.

Avant respiration des dix ans, le roi songea à distraire Dourdan de son domaine : car nous trouvons qu'en mars 1 5 29 (n. s. 1 5 3o (3), François 1er, le prisonnier de Pavie, s'étant engagé, par le traité de Cambrai, à céder à l'empereur, comme partie de sa rançon, les terres possédées en Flandre par la duchesse Marie de Luxembourg, douairière de Vendôme, donna à cette dernière, en compensation, avec le duché de Valois et le comté de Montfort, la terre et seigneurie de Dourdan.

Quoi qu'il en soit, en 1 536 François dispose de nouveau de Dourdan Cette fois, ce n'est plus en faveur d'un vaillant capitaine ou d^un fidèle serviteur, c'est pour l'amour d'une belle dame, sa puissante favorite, Anne de Pisseleu, comtesse d'Étampes. Être comtesse, c'était trop peu pour la maîtresse d'un roi. En choisissant Étampes j^oiir ^ loger de France la plus belle, François voulut en faire un duché , et pour donner au présent plus de valeur, il y fit entrer les châtellenies de Dourdan et delà Ferté-Alès (4). Pendant dix ans, la belle duchesse

1. Ce testament, cité comme modèle, fut imprimé dans plusieurs livres d'église de répoque, et on prétend que Richelieu le fit réimprimer pour le comparer au sien. Voir, pour la biographie de l'amiral de Graville^ les intéressants détails donnés par M. Malt&-Brun dans son Histoire de Marcoussis, charmant volume, chronique d*une chAtellenie voisine de la nôtre. — In-80, Paris, 18G7.

2. Lettres patentes du 4 décembre 1 522, transcrites aux comptes du domaine de la même année.

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