‹ Chronique d'une ancienne ville royale, Dourdan, capitale du HurepoixChapitre 80 sur 191 · Voir le chapitre consacré à Tégltse Saint-Pierre · texte numérisé non relu

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146 CHAPITRB Xm.

Sa censive se décomposait ainsi, suivant l'aveu et dénombrement rendu au xvm* siècle, lors delà rénovation du terrier de Dourdan :

La maison prieurale sise prés l'église Saint-Pierre, et terrain y attenant planté en ormes.

Un arpent de pré, champtier de la Huanderie, prairie de Dourdan, près les Fontaines bouillantes.

Un arpent de marais, près le moulin Choisellier.

x5 sous 2 deniers de cens sur des maisons et jardins de la rue Saint-Pierre«

1 1 s. 3 d. sur des maisons et jardins de la rue Grouteau.

9 s. 4 d. sur des prés et marais du champtier de la petite Soulaye.

8 s. if2 sur une maison de la rue d'Étampes.

IIS. I d. sur des maisons et jardins rue de la Chiennefie, vers la tête au Maur.

4 s. 7 d. sur des maisons et terres au-dessous de la butte de Normont, entre ladite butte et le chemin qui conduit de la chapelle Saint-Laurent au Puits-des-Champs.

5 s. 10 d. sur des maisons et jardins au faubourg du Puits-des-Champs (emplacement de Tancien clos SainUPerre).

55 s. 10 d. sur tout le champtier de la Huanderie, appelé autrefois le bois Samt' Perre, contenant actuellement environ 44 arpents.

17 s. 6 d. et 4 chapons sur le lieu et héritage appelés le Gravier, appartenant actuellement au sieur Le Brun.

41 s. 6 d., 3 chapons et 3/4 de chapons sur la basse-cour du sieur de Verteillac, et autres héritages hors de la ville et de la paroisse.

32 s. 10 d. de menus cens, 7 chapons et 12 minots 1/2 d'avoine sur les héritages situés à la Brière, paroisse de Roinville.

Les cens, à raison de 8 s. par arpent sur les terres, vignes et bois assis au champtier dépendant de la Brière.

Les cens, à raison de 5 d. par arpent, avec le droit de champart de 12 gerbes une* à prendre sur tout le territoire dudit lieu.

20 8. 6 d. de cens sur plusieurs maisons et jardins aux Granges-le-Roi.

x6 s. 3 d. sur une maison à Saint-Évroult, paroisse de Saint-Chéron (i).

Les Prieurs de Saint-Pierre avaient, comme les autres seigneurs, leur terrier. Il fut renouvelé à la fin du xvm* siècle^ suivant des lettres obtenues à cet effet, le 3i août 1774 (2).

CENSnrB DU PRIEUR DE SADIT-GERICAIN.

Le fief du moulin Choiselier. -^ Le moulin Choiselier^ encore connu sous le nom d^moulin Prieur, situé sur la rivière d'Orge, au-dessous de Dourdan, àlasortiedu faubourg du Madré, dépendait très-anciennement du Prieur de Saint-Germain, car nous avons cité un acte de 1 281 , revêtu du sceau de la prévôté de Dourdan, par lequel,enprésencedeGilleCort07S

1. Voir d'autres aveux rendus le 16 novembre iSgS par M** Pierre Chaillon, prStre, chanoine et chantre de l'église Sainte-Croix d'Étampes, comme seigneur temporel de Saint-Pierre, au roi, et à M. de Sancy;— le i*' novembre 1680, par Etienne Le Gou, prieur-curé, ttc.^ Archives de V Église.

2. Les déclarations reçues par M« Héroux sont aujourd'hui dans l'étude de M* Orti* guier. —Le terrier de Saint-Pierre est aux archives de Seine-et-Oise.

et Nîcholas Deville «prévoz de Dourdaa » et de nobles témoins, la dame Julianne de Choiseler reconnaît « que religieus home le prieur de « Saint-Germain et si prédécesseur pour raison de leur meson et de leur « prieuré de Saint-Germain, ont esté tozjourz et sont en possession de c prandre et recevoir ou moulin de Choiseler un mui de blé de rante « chacun an^ franc, quitte et délivre , d ce que le meunier Johannot c afferma estre vrae (i). »

En novembre 1840, Jean^ sieur de Marchais^ de qui relevait le moulin Choiselier, donnait des lettres d*amortissement*

En 1464, frère Cantien Favernay, prieur-curé de Saint-Germain, acquérait de Jean Brehier une maison attenant le moulin Choiselier, ladite maison chargée envers lui de 2 sols de cens (2).

Fief du Mesnil. — (Relevant de Marchais.) Situé dans la prairie de Dourdan , un peu au-dessus de Potelet, le fief du Mesnil appartenait par moitié aux marguilliers et au prieur de Saint-Germain. Suivant testament du 8 mai 1489, noble homme Jehan de la Barre ^ dit Germain, écuyer, leur laissait par moitié un arpent de pré au champtier du Mesnil, aboutissant d*un bout au Morsan, à la charge^ pour le prieur^ de dire une messe anniversaire, et> pour les marguilliers, « de lui ramentevoîr (rappeler) ce mestier. »

Nous avons sous les yeux, aux dates de 1587, 1594, 1597^ 1600, etc.^ des déclarations en faveur du prieur de Saint-Germain de plusieurs arpents de terre, manoir^ etc.^ assis au Mesnil, tenus en censive dudit prieur.

Le i5 septembre 1489, le prieur et les marguilliers rendent foi et hommage à noble homme Jean des Mazis, seigneur de Bruières-Ies- Scellés et Marchais, pour le fief du Mesnil et avouent le tenir à 32 sols 10 deniers parisis, 2 deniers tournois de menus cens, en fief noble, à une seule foi et hommage, à rachat , quint-denier , et cheval de service, quand le cas y échet. — D'autres aveux sont datés du i«' octobre 1524 (à Guillaume des Mazis), 1604-1 618-1780, etc. Les formalités d'usage sont soigneusement enregistrées : Le prieur et deux marguilliers se transportent, avec un notaire, devant la principale porte du lieu seigneurial de Marchais et demandent, par trois diverses fois, le seigneur ou son chargé de pouvoir; puis, se mettant en devoir de vassal, c'est-à-dire sans épée ni éperons, tête nue et un genou en terre, diseqt et déclarent qu'ils font et portent la foi et hommage dont ils sont tenus envers ledit seigneur (3).

t . Archives d'Eure-et-Loir, fonds de SainUChéron,

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