‹ Chronique de Charles VII, roi de France (volume 2)Chapitre 160 sur 232 · Lisez : ou au moins aux Bourguignons · texte numérisé non relu

Lisez : ou au moins aux Bourguignons

déC. Jl] DES GRANDES CHRONIQUES.

estoit coulpable de la mort du duc de Bourgogne, et qu'il avoit donné signe aux meurtriers, quant il s'en aloit de devers lui, dedens les lices, à Monstereau , qu'ilz le meissent à mort , nonobstant qu'ils eussent juré ès mains du légat du pape , comme dessus est escript , sur les sains évangiles, paix perpétuelle.

En la fin concluoient icelles lettres patentes que le roy avoit très grande desplaisance des mauvais çouvernemens de Monseigneur le Daulphin, qu'il ne vouloit plus qu'il eust nom ne tiltre de daulphin, de conte, ne d'aultre dignité, mais qu'il fust appelé Charles le mal conseillé qui se dit de France 1 .

De la publicacion d'icellés 2 lettres pluseurs notables gens parmy le royaume furent mal contens, et estoient aussi molt desplaisans que le roy d'Angleterre, ancien ennemy, fust gouverneur du royaume et qu'il espousast la fille du roy; car c'estoit au très grant dommaige et vitupère du roy et du royaume, et qu'il eust sans recognoissance de souverain la duchié de Normandie, une des plus nobles et revenans* parties du royaume, à qui de droit féodal est subjecte la duchié de Bretaigne. Nonobstant cju'il despleust à pluseurs du royaume , le derrain jour de décembre en celui an que l'on comptoit 1419, pour la paix conclure et du tout confermer plus aisément, forent publiées trêves et abstinence de guerre entre les roys et ceulx qui tenoyent leur party, jousques à Pasques en suyvant. Et par leur dit

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