Erreur; l'entrevue eut lieu le 10 septembre
OCt. lO] DES GRANDES CHRONIQUES. 229
admises ne reçues, Pourquoy tantost il demenda congié à Monseigneur le Daulphin de s'en aler, lequel il lui donna '. Mais^ premièrement qu'il fust à la porte pour s'en yssir des lices , lesdits chevaliers eurent argu et débat avec le duc, tellement qu'ils frappèrent sur lui et le misdrent à mort 3, aussi ledit seigneur de Nouailles, qui se cuida mectre au devant du duc pour le deffendre.
Quant les autres seigneurs et familiers du duc sceurent sa mort , ils furent moult espoventés et se retrairent dedens le chastel pour eulx sauver, et puis après se rendirent leur vie sauve aux gens de Monseigneur le Daulphin.
Les Parisiens 4, oye la mort du duc de Bour gogne, furent moult couroucés et desplaisans, et tellement esmeuz qu'ils vouldrent courre sus et persécuter à Paris tous ceulx qui avoient le nom d'estre ou avoir esté aucunement adhérans à Monseigneur le Daulphin. Mais les plus notables bourgoys et gouverneurs de la ville, le dixiesme jour d'octobre , firent crier publiquement de par leroy, sur peine de perdre la teste, que nul ne portast aucun glayve parmy la ville, ny ne meist les mains violentes en aucun personne sans l'auctorité du roy et de justice. Oultre plus, fut cryé à son de trompe, à lapéticion des Parisiens, de par le roy, que chacun portast sur sa robe ou