‹ Chronique de Charles VII, roi de France (volume 3)Chapitre 197 sur 229 · Ibid., passim · texte numérisé non relu

Ibid., passim

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les conseillers du Dauphin, devenu l'ennemi ' de sa mère. Sous un prétexte dont je montrerai ailleurs le peu de bonne foi et de vraisemblance, la reine fut reléguée à Blois, puis à Tours. On lui donna pour gardien Thoreau et Picard, qui avoient été gagnés. Le lecteur peut voir dans Monstrelet le reste de l'aventure. Isabelle se fit enlever par le duc de Bourgogne, et ses satellites, Thoreau et Picard , furent arrêtés. Mais l'argent du Dauphin ouvrit une issue aux captifs, et tous deux retrouvèrent de l'emploi à la cour de Bourges. Thoreau ne porta pas bien loin les lauriers qu'il avoit cueillis dans cette affaire ; il mourut, en mission du roi, à Toulouse 2, en juillet. Quant à J. Picard, il fut anobli, parvint aux plus grandes charges de finances, et mourut tard, en pleine prospérité.

Un intérêt historique et analogue s'attache aux noms des conseillers ou familiers qui suivent et que présentent de page en page ces extraits. Tels sont d'abord Jean Louvet, président de Provence; Pierre de Giac, chambellan; Robert le Maçon, chancelier du Dauphin après avoir tenu les sceaux de la reine 3 ; Pierre Frotier, depuis baron de Preuilly, grand écuyer ; J. Cadart, médecin. Ceux-ci jouirent de la plus grande faveur auprès du Dauphin régent, puis du roi , et gouvernèrent toute l'administration de ce prince jusqu'en 1425 et 1427. Parmi les hommes de guerre, nous citerons le fameux La Hire (Etienne de Vignoles, dit); le bâtard d'Orléans, non

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