I . Pour le moins
mendie » et le duc de Bougumgam ' à Callaiz, pour venir par Picardie et le pays de Caulx. Et que se nous voullions aller es dites marches pour' aeffendre ledit pays , ceulx de Guyenne, comme disoit le duc d'Alencon , estoient mal contens ; se nosdits ennemys feur voulloient donner ung pou d'ayde, se pourroient mettre sus et rebeller contre nous , et que en brief nous perdrions tout le pays de pardellà.
En oultre, que nosdits ennemys feissent savoir audit d'Alencon leur descente trois moys devant icelle descente , affm qu'il peust pourveoir à ses places, et que n'en peussions faire à nostre plaisir. Et que après leur descente ilz envoyassent ledit Hoîinton pour lui dire quelz gens ilz avoient et leur intention, affm qu'il advisast qu'il auroit affaire pour soy conduire avec eulx. Et oultre plus, leur mandoit par ledit Hoîinton qu'ilz admenassent le plus d'ordonnance qu'ilz porroient, et lui feissent délivrer à Bruges ou ailleurs vingt mille escuz, ou à tout le moins promptement dix mille escuz, et ung moys après le surplus, pour lui aider à paier partie des gens qu'il mettroit en ses places, et pour parfaire son artillerie.
Et aussi donna charge audit Hotinton de dire à nosdits ennemys qu'ilz trouveroient après leur descente, à Alençon ou à Dompfront, partie de son artillerie , et promist et jura ledit d'Alencon es mains dud'ii Hoîinton ^ hérault des dessusdits, qu'il tendroit à nosdits ennemys tout ce qu'il leur prommettoit. Et aussi fist jurer et promettre audit Hotinton de dire les choses dessusdites audit