I . Voyez ci-dessus chapitre 2 5 j
14S6] Chronique de Charles Vil. é)
pour obvier aux inconvéniens que > ^ la .
sion de ceux qui ont ainsi conseillé letlît gneur, eussent peu advenir, lesquels, puisqulb ont ainsi adventuré sa personne par voyes périlleuses et dangereuses , suivant que les susdits ambaxadeurs mesmes l'ont dit et exposé , il estoit bien à douter que, par le moven dudit pajrs et des places et forteresses d'iceluy, ils eussent I>eu faire ou entreprendre des choses au desplaisir du roy et grand préjudice dudit seigneur mesme et du pays.
Le roy donc , à ce subject , a été conseillé de se transporter audit pays, pour y donner provision, et le mettre en seureté, en telle manière que aucun inconvénient n'y puisse advenir. En quoy toutesfois il a tellement procédé, que tous ceux du pays, quand ils ont aperceu le bon vouloir du roy en ceue matière, ils en ont esté moult joyeux et consolez; et a esté le roy content qu'ils envoyassent devers ledit seigneur, pour luy remonstrer son cas, et la douceur que le roy a tousjours tenue , en essayant à le réduire. Et a bien le roy espérance que, ouyes les remonstrances de ceux dudit pays, et par le bon conseil et exhortation dudit seigneur de Bourgongne, ledit seigneur Dauphin se redduira, et fera son debvoir envers luy, ainsi qu'il y est tenu. En quoy faisant, le roy oubliera toutes les desplaisances du temps passé, le recevra en sa bonne eràce, et le recueillera bénignement, comme bon seigneur et père doit faire son bon et obéissant filz.
Jean Chartier. 111-
66 Jean Chartier. [M$^