‹ Chronique de Charles VII, roi de France (volume 4)Chapitre 95 sur 240 · Godefroy : estans · texte numérisé non relu

Godefroy : estans

134 Henri Baude.

les ^ens de ^erre. Et aucunefois il prenoît le jeudi ou partie du jour pour sa plaisance. Il vouloit bonne et briefve justice estre administrée au povre comme au riche , et au petit comme au grant. Quant il vacquoit aucun office de judicature ou autre , il se faisoit informer de la soufifisance de ceulx à qui il la donnoit. Il ne prenoit ne vouloit estre pris argent du don des offices. Quant en ses cours de parlement avoit vacadon de présidens ou conseillers, il escripvoit à U court qu'ils lui escripvissent en leurs consciences les noms de trois des plus di^es et notables pour avoir lediçt office , et, ce fait, en élisoit ung des trois plus souffisant et ydoyne. Et souvent mectoit èsdicts offices des lieutenants des baillifs et séneschaulx , procureurs ou advocats d'iceuU bailliages et séneschaucées. Les secrétaires ne prenoient pour lectre d'office que ung escu ou ung chapeau de bièvre ' , et ne prenoient riens pour la signature des lectres de chancellerie ; ne les raporteurs , que les chappons , pour le raport des lectres en cas d'appel en pais de droit escript où il avoit instrument appellatoire. U refiisoit

eu de rémissions et de pardons quant on les

ui demandoit ^.

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