‹ Chronique de Charles VII, roi de france (volume 5)Chapitre 162 sur 230 · I. Bellaguet, p · texte numérisé non relu

I. Bellaguet, p

Jean Chartier. III 1$ '

226 Abrégé François [1419 août i-

la division des princes, cause de tout le mal. Pluseurs saiges se donnoyent merveille pourquoy ils différoient, attendu qu'ils l'avoient paravant jurée '.

Quant* le roy et la reine sceurent que les Anglois eurent gaigné Pontoise, ils mandèrent à Monseigneur le Daulphin par lettres et ambassadeurs honnourables, au commancement du moys d'aoust en celuy an, qu'il voulsist accorder et faire paix avec le duc de Bourgogne, et non pas croire aux mauvois conseillers qui le destournoyent ; en lui remonstrant par pluseurs belles raysons qu'il devoit accorder, affm que, de commun accord, ilz s'efforssassent rebouter les Anglois, anciens ennemys de France, qui jà tenoyent Normandie, une des bonnes parties du royaume , à son très grand presjudice : car elle lui devoit escheoir de droit paternel avec la couronne de France; touteffois pour des cautelles et malices la chose estoit du tout, eslongée. Les Parisiens aussi supplièrent à Monseigneur le Daulphin , le huitiesme jour dudit moys d'aost , par honorables ambassades, qu'il lui pleust venir devers le roy et devers la royne, et qu'ils lui obéiroient comme au premier fils de roy et qui devoit estre leur seigneur naturel; aussi luy suppliant qu'il donnast provision pour résister et repeller les Anglois.

Tant 5 fut persuadé et admonesté, qu'il fut délibéré convenir et accorder avec le duc de Bourgogne, et escripvyrent Monseigneur le Daulphin

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