I. La Bible
102 3ean Chartier. [Oct. lO
matières dont ce pourteur vous parlera , il en est temos.Jey entendray vouUentiers, etferay tant que vous serez contents ; et le croies de ce qu'il vous dira de ma part. )>
Aussi disoit qu'il avoit donné charge audit Gallet de savoir la responce dudit mariage et des autres choses qu'il leur avoit fait savoir par lesdits Hotinton, Pouencé et Gillet, et de leur dire qu'il estoit temps de besongner s'ilz voulloient riens bien faire , et qu'il vouldroit qu'ilz fussent dessenduz aussi espès que mouches ou gresle, et qu'il estoit acertené que nous allons sur nostre filzle Daulphin, et qu'il se tenoit sceur d'avoir du retour des nopces. Et que se ilz venoient et prenoient appoincttement avesques lui, ledit d'Alencon leur aideroit de ses places , de son artillerie , et de tout ce que en monde lui seroit possible; et qu'ilz ne faiUissent pour ce à venir, et aussi qu'il n'y eust point de faulte que ne lui fussent délivrez lesdits vingt mille escuz. Disant oultre que , environ Pasques lors prochain ensuivant , pour ce qu'il s'esmerveilloit fort que ledit Gallet n'estoit retourné d'Angleterre, il renvoya ledit Fortin audit lieu de Callais, et lui donna charge de parler ausdits Angloiz aux ensaignes que dessus, et leur demander c'ilzvoulloient rien ou non.
Et oultre plus , dist et confessa que environ Quasimodo' ensuivant, ledit Gallet retourna ^Angleterre par devers lui et lui apporta lectres du roy d'Angleterre, signées, comme disoit ledit Gallet, de la main d'icellui roy d'Angleterre,