‹ Chronique de Charles VII, roi de FranceChapitre 16 sur 235 · Voy. à la première page du fragment a · texte numérisé non relu

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Notice. xlix

vivant encore son père , et après , du commencement de son règne ; mais à la fin , il fut victorieux et redoubté entre tous les vivans. Il suppédita tous ses adversaires et recouvra tout son royaume et le acreut comme on pourra voir, etc. 1 » Un autre passage semble pouvoir servir à déterminer d'une manière plus précise le temps où écrivoit notre auteur. Après avoir rapporté la mort de Jean sans Peur, duc de Bourgogne, assassiné à Montereau (141 9), il s'exprime en ces termes : « Et s'efforça moult icelui Philippe , duc de Bourgogne , de mettre , etc. » C'est ainsi, brusquement , qu'il introduit sur la scène le fils du duc assassiné. Cette expression àHcelui porte avec elle dans ce passage une nuance d'irrévérence et d'hostilité de la part de l'auteur envers l'ancien ennemi et le rival du roi de France ; mais le sens propre fait de ce terme l'équivalent de ceux-ci : le duc actuellement régnant. Or Philippe le Bon mourut en 1 467 ; c'est donc entre 1 46 1 et 1 467 que , vraisemblablement , fut rédigé ce fragment de chronique.

Cherchons maintenant à déterminer l'auteur.

On reconnoît aisément en lui un partisan de Charles VII , ou de la cause Armagnac. Le passage que nous venons de citer suffirait , à la rigueur, pour révéler nettement les sentimens politiques de cet écrivain. Le reste de son œuvre décèle, avec une éclatante évidence, un ennemi

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