‹ Chronique de Charles VII, roi de FranceChapitre 3 sur 235 · Itinéraire de Charles VU (inédit · texte numérisé non relu

Itinéraire de Charles VU (inédit

Notice. ix

annuels, et prêta serment comme tel ce jour même 1 .

Guillaume de Farrechal, abbé de Saint-Denis, mourut le 1 6 janvier 1440 (n. s.). Le 14 mars suivant , un chapitre solennel fut tenu par les religieux afin de procéder, selon la coutume, à l'élection d'un nouveau prélat. Mais les suffrages se divisèrent entre deux candidats , et pendant les années 1440-1441 l'abbaye demeura vacante. En cette conjoncture, le parlement commit, au nom du roi , quatre religieux pour gouverner le temporel de Pabbaye pendant la vacance. Ces quatre commissaires furent « Jean Chartier, pour lors prévôt de Mareuil » , et trois autres de ses confrères 2 .

Jean Chartier devint ensuite, mais à une date que nous n'avons pu découvrir, chantre de l'abbaye de Saint-Denis*. Le témoignage que Jacques Doublet , dans son Histoire de Saint-Denis , porte au sujet de notre auteur, mérite d'être reproduit. Doublet parle de l'abbé Philippe de

1. Jean Chartier, préambule de sa Chronique latine, ms. du fonds lat. n° J9J9, f. 186; ci-après, page 2.

2. Félibien, Histoire de Saint-Denis, 1706, tn-fol., p. 352 : ex act. capituU Ces actes capitulaires se conservoient, en 1706, à partir de ceux qui remontaient à Tan

3. «Avant que d'avoir l'office de chantre, qui estoit une des premières dignitez de Pabbaye, il avoit esté prévost de Mareuil... Il fut de trop bonne heure au service de Charles VU pour n'avoir esté parfaitement bien informé de tout ce qui le regardoit,. » (Félibien, ibid n p. 360.)

x Notice.

Gamaches, qui succéda à Farrechal en 1442, et mourut le 28 janvier 1463. « De son temps, dit-il (1442-1463), estoit en bruit et renom frère Jean Chartier, religieux de Saint-Denis, frère du vénérable évesque de Paris Guillaume Chartier, chantre du lieu et chroniqueur du roy Charles VII. Lequel (Jean Chartier), par son commandement (le commandement de Philippe de Gamaches), fit les chroniques de France; non celles qui sont manuscrites et en latin, mais celles qui sont imprimées et divisées en trois tomes, qu'on appelle les Grandes chroniques de Saint-Denis 1 . »

On pourroit croire que Jean Chartier, pour remplir sa charge d'historiographe , dut passer urte notable portion de sa vie hors de son monastère, à la vue et sur le théâtre changeant des faits ou événemens dont il étoit appelé à rédiger la narration authentique. Les chroniqueurs de France, ses prédécesseurs , et notamment celui à qui nous devons l'histoire de Charles VI, paroissent en avoir agi ainsi. Lui-même, il est vrai , Jean Chartier, racontant le siège de Harfleur, qui eut lieu pendant l'hiver de 1449 à 1450, s'exprime de la sorte : « Ce siège fut ainsi conduit par les seigneurs que dit est. Ce que je, frère Jehan Chartier, chantre de Sainct-Denis en France et chroniqueur de France, certifie avoir veu et esté présent, endurant de grans froi-

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