‹ Chronique de Charles VII, roi de FranceChapitre 82 sur 235 · mai · texte numérisé non relu

mai

ner secours , maiz ilz n'allèrent guairez loingtz que ilz ne s'en retournassent en leur dite bastille. Et ce fait, s'en retournèrent icelle Jehanne la Pucelle , et autres qui estoient en sa compaiguie en ladite ville d'Orléans.

Et le Iandemain 1 fut tenu conseil pour savoir (jue on avoit affaire pour endonmager et grever iceulx Angloiz tenant le siège d'un costé et d'autre d'icelle ville d'Orléans, et fut tenu icellui conseil en l'ostel du chancellier d'Orléans, auquel lieu estoient le bastard d'Orléans, les sires de Raiz 3 , de Grasville, La Hire, Messire Ambrois de Loré, le sire de Gaucourt et plussieurs autres.

Auquel conseil fut conclud et délibéré que on feroit certains appareilz, comme mantaulx, taudiz de bois , pour aller assaillir la grant bastille qui estoit du costé de la Beausse, affin que on nst venir les Angloiz qui estoient de l'autre costé , devers la Soloigne pour aider et secourir ceulx de ladite grant bastille et autres du costé de la Beausse, et non obstant n'estoit que une chose fainte ; car ilz it'avoient aucune intencion d'assaillir icelle bastille. Maiz estoit la conclusion d'iceluy conseil que sitost que , du costé de la Soulongne , seroient passés la rivière , laquelle ilz passeraient bien à bateaulx des ungtz aux autres , que tout à coup passeroient icelle rivière du costé de la Solongne pour aller assaillir ceulx qui seroient demourez du costé de la Solongne. Et futchascun deceste oppinion. Et n'estoit point

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