CHAPITRE LVI
OICMBUT MESSIRE JàCQUES DE LàLAiN t MESSIRE SiMOM BE ItkLlLlJi SOU ONGLE 9 ET HeRVÉ DeM ÉRIÀDEGQ PRI- RENT CONGÉ DU ROI d'Ecosse et vinrent en Angleterre devers LE ROI Henrv a Londres.
)u AND leurs bagues furent ordonnées et appoin- ';es, apiès le congé pris au roi d'Ecosse, ils entrè- 3nt €n^er pour tirer vers Londres en Angleterre: lais Hervé de Mériadecq prit son chemin par le [>yauine d'Ecosse, et alla tout parterre traverser le Dyaume d'Angleterre jusques à Londres, auquel eu messire Jacques de Lalain et son oncle le seineur de Montigny arrivèrent^ et là eux trois se r cuvèrent ensemble , jaçoit ce-que (quoique) long^ smps paravant messire Jacques de Lalain a voit en<^ oyé Charrolois le héraut par devers le roi Henry l'Angleterre, pour avoir sauf conduit pour lui et t>u$ceux de sa compagnie, et aussi pouravoir congé ^ttr porter sa dite emprise, tant à la cour du roi ['Angleterre comme en son royaume, et porta ceiii Charrolois les chapitres^ qui étoient tels que eux dont il fut parlé aux armes faites devant le roi eCastille, par messire Jacques de Lalain, à l'enontre de messire Diego de Gusman, messire Jac-; uçs, messire Simon son oncle, et Hervé de Mériaecq furent en Angleterre etau dit lieu de Londres
ao8 CHRONIQUE DU BON CHEVALIER
assez longue espace; où ils furent très petitement reçus, et ne voulutle roi d'Angleterre donner coDgé à nul de son royaume pour faire armes à Fencontre d^celui messire Jacques et ses compagnons, lesquels quand ils virent la petite recueillotte (récep tion) qui faite leur a voit été, ils se partirent de Lon* dres et se mirent en mer au portdeGravesans (Gravesend), où ils eurent bon vent: parqaoi en peu d'espace de temps il arrivèrent au port de l'Écluse en Flandres, où ils séjournèrent et se rafraîchirent une espace: puis après s'en partirent, et vinrent en la ville de Bruxelles, où pour lors étoit le duc de Phir lippe de Bourgogne, qui les reçut moult joyeuêement et leur fit très bonne chère, comme raison étoit, car bien leur étoit due. Si furent long temps à deviser avec le duc, et racontèrent de leurs avantures, ainsi et par la manière comme par ci-devant avez ouï. Le duc moult joyeux de les avoir ouï, leur fit moult grand'chère, et recueillotte (accueil), et ainsi firent tous lesprinces,comtes, barons, chevaliers et écuyers desacour^ et pareillement furent reçus de la duchesse de Bourgogne en très grand' joie et liesse, et de toutes les dames et damoiselles de sa compagnie. Après tous festoiements, et aucuns jours passés, vinrent nouvelles en la cour du duc, qu'il s'étoit parti du royaume d'Angleterre un gentil hommes natif d'i* celui pays, nommé Thomas ^'Hequel venoit à intention de faire armes à l'encontre de messire Jacques d« Lalain.
(S) Cette joute est également rédigée d'après Jes |>rocét-?erbal et Saint Remy parmi les manuscrits du roi 84 1 5. J. A. B.
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