‹ Chronique de J. de LalainChapitre 76 sur 133 · CHAPITRE LX · texte numérisé non relu

CHAPITRE LX

Cy s'eNSUIVEJST les chapitres des armes qui se FlREUf DEVAMT LA FONTAIKE DES PlEURS, AUPRÈS DE SaiHT

Laurewt ek Bqurgogije^ lès ( yRÈs) Chalomç sur la Saône, (i)

« il/N la louange et au nom de Dieu et de la glorieuse ViergeMarie, de monseigneur Saint Jacques, de madame .Sainte Anne et de monseigneur Saint George , conduiseurs de toutes bonnes oeuvres. Comme il soit ainsi, que les nobles et vaillants chevaliers et écuy ers, aient accoutumé par ci devant ,^ et encore font, pour avoir aucune connoissance l'un de l'autre, de trouver à leur pouvoir voies et manière d'eux employer à l'exercice de la très nobje

(i) Ce tournois est tire aussi des procès verbaux de Leievçe de S^ Reiuy. J. A. B.

:ii8 CHRONIQUE DU BON CHEVALIER

usance d'armes: par lesquelles ils ont acquis et acquerront chacun jour bonne renommée qui toujours dure. Or est ainsi qu'un chevalier noble de toutes lignes et sans reprohe, qui de tout son coeur« désire à apprendre les très nobles faits d'armes, a entrepris et entreprend à l'aide de Dieu et de la Vierge Marie ce qu'il s'ensuit 3 lequel a tant fait par bons et honorables moyens par devers très haut, très excellent et très puissa&t prince et sob très redouté et souverain seigneur Philippe-duc de Bourgogne, de Lothier , de Bcabant et de Lembourg, comte de Flandre, d'Artois etde Bourgogne, Palatin de Hainaut, de Hollande, de 2^lande et de Namur, Marquis du Saint Empire, seigneur de Frise^ de Salms et de Malines, qui de sa grâce et franchise lui a. consenti et accordé; c'est à sçavoir; qu'il fera par un an entier , tous les premiers jours de diaque mois, tendre devant la fontaine des pleurs en la comté d'Auxonne en Bourgogne auprès de Saint Laurent lès (près) Châlon sur la Saôney.un pavill'on^ devant lequel y anra un officier d'armes notable homme et de bonne renommée> quiillec (là) se tiendra â chacun premier jour des dits m ois ^our accompagner une dame, laquelle sera aii dît pavil* Ion, tenant une licorne portant trois targes, aox^ quelles pourront toucher ou faire toucher par rois, hérauts et poursuivants d'armes, tous nobles chevaliers et aussi tous écuyers^ nobles de quatre lignées et sans reproche , lesquels de leur noblesse seront tenus de faife apparoir par les scellés d^aucuns princes ou chevaliers ^ ou d^un officier .^d'armes

MESSIRE JACQUES DE LALAIN. 2 1 c>

(ligne de foi , qu'ils soient des conditioDS dessus dites. Par ainsi que celui qui touchera le premier aucune des dites journées/ sera tenu, en dedans le sixième jour après ensuivant, à tel jour qu'ordonné lui sera par celui officier d'armes, de faire fournir et accomplir les armes ci après déclarées es chapitres ci dessous écrits. Et pareillement le second qui touchera celui jour, seva. tenu défaire et accomplir les dites armes à la septième journée, ou à tel jour qui pareillement lui sera ordonné^ et ainsi pareillement le tiers et le quart seront délivrés de semaine en semaine ensuivant, tellement que pour pour chacun mois en seront délivres jusquos au nombre de quatre* Et s'il avenoit que l'un dçs premiers jours des mois touchassent, ou fissent toucher plus grand nombre que de quatre, en ce cas ils seront tenus de degrés en degrés, pour avoir touché au premier jour du mois ensuivant. Toutes fois, s'il plaisoità l'entrepreneur, il les pourroit par grâce délivrer en ce même mois et non autrement, desquelles armes et de la perfection d'icelles, le dessus dit très excellent prince, y ordonnera un roi d'armes suffisant, pour être juge* Et pareUlement, s'il plait aux chevaliers ou écuyers qui y auront louché ou fait toucher à icellcs dessus dites targes, ils pourront prendre tel roi ou officier d'armes qui mieux leur plaira, pour être juge avec le dessus dit roi d'armes, commis parson dit très redouté et souverain seigneur au jour qu'ils feront leursdiles armes. Et si comment cera le dit an le premier jour du mois de Novembre^ Vaux mil quatre cent et quarante neuf et finira le

dernier jour d'Octobre, Tan cinquante ensuivant. Et ne pourra chacun chevalier ou écuyer toucher, ou faire toucher, fors à Fune des dites targes seulement et de laquelle qui mieux lui plaira: ni aussi ne pourra avoii^ à faire au dit entrepreneur au dit an, qu'une seule fois. Et pour ce qu'il pourroit être aucuns chevaliers ou écuycrs qui désireroientveoir à cette noble emprise, sans être connus, ni vouloir nommer leur nom, faire le pourront, selon Iciur soel, pourvu qu'ils aient en leur compagnie chevaliers, écuyers, ou officiers d'armes, qui certifient qu'ils seront des conditions dessus dites. Aussi à sçavoir est, qu'il est ordonné que les chevaliers ou écuyers qui viendront pour faire armes au dit entrepreneur,, ne pourront être présents, ni voir aucun, autre chevalier ou écuyer faire ses armes, jusqaes à tant qu'eux mêmes aient accompli les leurs; et de ce seront tenus de faire serment à l'heure qu'ils entreront es lices. Desquelles armes s'ensuivent les chapitres.

<€ Premièrement que les targes, dont mention est faite, seront de diverses façons, dont la première sera blanche, la seconde violette et la tierce sera noire; et toutes seront chargées et semées de larmes blanches.

« Le second chapitre est, qu'à celui qui touchera la dite emprise, c'est à sçavoir la targe blanche, l'entrepreneur sera tenu à lui accomplir pour un jour autant de coups de haches, que celui qui aura touché lui voudra deviser, sans retraite: par ainsi que si l'un des deux est porté par terre de tout le corps, ou qu'il perde sa hache que Dieu ne veuille! en ce cas les armes seront tenues pour accomplies.

« Le troisième chapitre est, qu'ils combattront de la hache, à dagues pareilles et telles que le dit entrepreneur livrera sur la place et pourra Pétranger choisir.

« Le quatrième chapitre est, que s'il avenoit que l'un des deux fut porté par terre en combattant par la manière que dit est, laquelle chose jà Dieu ne veuille! celui à qui il aviendra sera tenu de porter par un an entier un bracelet d'or, fermé à un loquet . à clef, et ne le pourra ôter ou faire ôter le dit an durant, s'il ne trouvoit la dame ou damoiselle qui auroil la clef du dit loquet, par laquelle il se devra faire défermer, si elle le veut, et à celle donner le dit bracelet et présenter son service.

(c Le cinquième chapitre est, que s'il avenoit qu'en combattant l'un des deux fût dégarni de sa hache, celui à qui il aviendra, sera tenu de soi offrir à la dame du royaume ou du pays dont il sera, qui à son avis doit être mieux choisie et tenue pour la plus belle dame, et à celle présentera un diamant tel qui lui plaira.

« Le sixième chapitre est, que celui, qui de dehors sera, qui aura donné les plus beaux coups de hache, à l'avis de l'entrepreneur, il lui sera donné une hache d'or, laquelle lui sera envoyée de par le dit entrepreneur par un officier d'armes.

i( Le septième chapitre est, qu'à celui qui à la targe violette touchera, le dit entrepreneur sera tenu de lui accomplir pour un jour au poux d'épée à trois pas de démarche, entre chacun poux, sans poursuite, (juc le dit chevalier ou écuyer étranger lui voudra deviser.

222 CHRONIQUE DU BON CiïIEVALÎER

« Le huitième chapitre est, qu'ils combattront dVpées pareilles, que le dit entrepreneur livrera sur Id place, et pourra l'étranger choisir.

« Le neuvième chapitre est, que s'il avenoit qu'en combattant des épées l'un des deux fût porté par terre de tout le corps, laquelle chose jà Dieu ne veuille! celui à qui il ayiendra sera tenu de soi aller offrir à la dame ou damoiselle, à qui celui qui l'aura . porté jus le voudra envoyer et à celle présenter un rubis de par celui qui l'aura envoyé.

ce Le dixième chapitre est, qu'à celui de dehors qui fera le plus beau poux d'épée, à l'avis du dit entrepreneur, il lui sera donné de par celui entrepreneur une épce d'or , laquelle lui sera envoyée par un offider d'armes.

« L'onzième chapitre est, qu'à celui qui touchera à latarge noire, celui entrepreneur sera tenu de lui accomplir vingt cinq courses de lances; et outre plus, s'il plait à l'étranger, les vingt cinq courses accomplies, de plus en faire pour le jour^ le dit entrepreneur le fournira s'il n'a aucun inconvénient

« Le douzième chapitre est, qu'ils courront à la toile, de lances pareilles et de chacune tant qu'elles seront rompues, ou le fer dégrainé d'un doigt du moins et en selles de guerre, sans ce que. rhomuoe soit attaché dedans la dite selle.

<c Le treizième chapitre est, que s'il avenoit, ce que Dieu ne veuille! que l'un des deux fût porté par terre de droit rencontre de lances, celui à qui le cas eu aviendra, sera tenu d'envoyer par un officier dV-

MESSIRE JACQUES DE LALAÏN. aaS

mes suffisant, une lance garnie au souverain seigneur de celui qui l'aura porté jus.

« Le quatorîâème chapitre est, que celui de deliors, quiasserra et donnera le plus heau coup de lance, à Tavis du dit entrepreneur, il lui sera donné une lance d'or, laquelle lui sera envoyée de par celui entrepreneur par un officier d'arme&

« Le quinzième chapitre esty que chacun se pourra armer, tant à pied comme à cheval, ainsi que bon lui semblera, de harnas double ou sangle, (simple) pourvu que ce soient harnas accoutumés de nobles hommes porter en lices, en champ clos, et aussi que es -dits harnas n'y ait barrit, ni mal engin quelconque, et sans arrêt avantageux.

« Le seizième chapitre est, qu'il sera donné à tous les chevaliers et écuyers de dehors, qui toucheront ou feront toucher les dites targes par la manière dessus dite à l'entrer es lices, une verge d'or émaillée de la couleur et devise de la targe à laquelle il aura touché.

« Le dixseptième chapitre est» que s'il atenoît, laquelle chose jà Dieu ne veuille! que le dit entrepreneur fût porté par terre en combattant aux armes de pied, ou qu'il eût blessure, maladie, inconvénient, ou autre empêchement raisonnable ; en ce cas il pourroit commettre en son Ueu pour accomplir les armes dessus dites, autre chevalier ou écuyer noble et 3ans reproche, tel que bon lui semblera.

« Le dixhuitième chapitre est , que s'il avenpit. que très haut, très excellent et très puissant prince j^on très redouté et souverain seigneur le duc Phlilij.-'

222 CÎÎRONIQUE DU BON CdHÉVALtER

« Le huitième chapitre est, qu'ils combattront dVpées pareilles, que le dit entrepreneur livrera sur là place, et pourra l'étranger choisir.

« Le neuvième chapitre est, que s'il avenoit qu'en combattant des épées l'un des deux fût porté par terre de tout le corps, laquelle chose jà Dieu ne veuille! celui à qui il ayiendra sera tenu de soi aller offrir à la dame ou damoiselle, à qui celui qui Faura . porté jus le voudra envoyer et à celle présenter un rubis de par celui qui l'aura envoyé.

« Le dixième chapitre est, qu'à celui de dehors qui fera le plus beau poux d'épée, à l'avis du dit entrepreneur, il lui sera donné de par celui entrepreneur une épœ d'or , laquelle lui sera envoyée pat un officier d'armes.

« L'onzième chapitre est, qu'à celui qui touchera à latarge noire, celui entrepreneur sera tenu de lui accomplir vingt cinq courses de lances; et outre plus, s'il plait à l'étranger, les vingt cinq courses a& complies, de plus en faire pour le jour» le dit entrepreneur le fournira s'il n'a aucun inconvénient

a Le douzième chapitre est, qu'ils courront à la toile, de lances pareilles et de chacune tant-qu'eUes seront rompues, ou le fer dégrainé d'un doigt du moins et en selles de guerre, sans ce que. Thomme soit attaché dedans la dite selle.

<c Le treizième chapitre est, que s'il avenoit, ce que Dieu ne veuille! que l'un des deux fût porté par terre de droit rencontre de lances, celui à qui le c^s en avicudra, sera tenu d'envoyer par un officier dV*

mes suffisant, une lance garnie au souverain seigneur de celui qui l'aura porté jus.

« Le quatorzième chapitre est, que celui de dehors, quiasserra et donnera le plus beaucoup de lance, à l'avis du dit entrepreneur, il lui sera donné une lance d'or, laquelle lui sera envoyée de par celui entrepreneur par un officier d'armes.

« Le quinzième chapitre est, que chacun se pourra armer, tant à pied comme à cheval, ainsi que bon lui semblera, de harnas double ou sangle, (simple) pourvu que ce soient harnas accoutumés de nobles hommes porter en lices, en champ clos, et aussi que es -dits harnas n'y ait barrât, ni mal engin quelconque, et sans arrêt avantageux.

m Le seizième chapitre est, qu'il sera donné à tous les chevaliers et écuyers de dehoi-s, qui toucheront ou feront toucher les dites targes par la manière dessus dite à l'entrer es lices, une verge d'or éraaillée de la couleur et devise de la targe à laquelle il aura touché.

« Le dixseptième chapitre est, que s'il avenoit, laquelle chose jà Dieu ne veuille! que le dit entrepreneur fût porté par terre en combattant aux armes de pied, ou qu'il eût blessure, maladie, inconvénient, ou autre empêchement raisonnable 5 en ce cas il pourroit commettre €n son Ueu pour accomplir les armes dessus dites, autre chevalier ou écuyer noble et sans reproche, tel que bon lui semblera.

« Le dixhuitième chapitre est, que s'il avenoit que très haut, très excellent et très puissant prince 5on très redouté et souverain seigneur le duc Phlilip'

^^^. fcifeoNIQUE DU B03Ï QiEVAUER

pê'xk Bourgogne avoit aucunes guerres, parquoi le dessus dit terme d'un an ne se put accomplir, en ce cas le dit entrepreneur signifie à tous, que s'il plaît à son dit très redouté et souverain seigneur, il se traira (rendra) au lieu où sera la dite guerre, auquel lieu tous les jours dessus dits il fera tendre son pavillon et mettre ses targes par la manière que dit est, en la plus prochaine ville que bonnement pourra, du lieu où sera la dite guerre, pour illec (là) recevoir, fournir et accomplir les dites armes, par la manière que dit est.

<r Le dixneuvième chapitre est, qu'au cas que son dit très redouté seigneur n'a alors guerre aucune, et que si le très excellent chrétien roi de France, ou aucuns des princes de son sang, auroient aucunes guerres dedans le royaume, par quoi leur fût expédient d'issir leurs frontières, ou en leurs personnes tenir leschamps^en ce cas le dit entrepreneur signifie à tous, que s'il plaît à son dit trèsredouté seigneur, il se retraira (retirerai) à la plus prochaine ville du lieu, où sera la dite guerre, et s'il peut obtenir licence, il fera tendre son pavillon, et mettre les dites targes , pour illec (là) accomplir les dites armes.

«Le vingtième chapitre est, afin que tous ceux qui voudront venir à cette emprise et accomplir les armes ci-dessus déclarées, puissent être assurés du lieu où ils pourront trouver le dit entrepreneur, si ainsi est que l'un des dits princes ait guenre, comme dit est, en ce cas le dit entrepreneur ordonnera audit lieu de saint Laurent, un officier d'armes, lequel leur en dira vraie nouvelle.

« Le vingt et unième chapitre, est que s^il avient que sur le contenu es chapitres dessus déclarés, et au fournissement et accoraplisement d'iceux, aucune question survînt sur ceux, ou sur aucuns d^iceux , sur laquelle question convînt faire interprétation ou plus ample déclaration, la connoissance en sera et appartiendra aux commis et députés qui pour ce y seront commis et ordonnés de par ledit très puissant prince le duc de Bourgogne.

(cLe vingt deuxième chapitre est, que si aucuns chevaliers ou écuyers passoient auprès de la dite fontaine des pleurs, et qui paravanture ne fussent garnis de chevaux , parquoi à cette cause ils pourroient délaisser de toucher aux dites targes et mêmement qu'a lors seront les pardons de Rome, et se fera la dite emprise assez en passage : le dit entrepreneur signifie à tous que le dit officier d'armes qui gardera le pavillon, sera garni de plusieurs chevaux et harnas, servants tant de pied comme de cheval, pour prêter à ceux qui métier et besoin en auront. Toutes fois pour eschever (éviter) tous inconvénients, qui par faute des dits chevaux s'en pourroient ensuivrer,par ce que les dits chevaux et harnas ne seroient si agréables que le dit entrepreneur voudroit,il supplie que chacun vienne garni de tout ce que métier (besoin) lui sera.

« Le vingt-troisième chapitre est, que s'il advient qu'audit an touchassent aux dites targes si grand nombre de chevaliers ou écuyers, que le ditentre? preneur ne les pût délivrer par la forme et raa-

2a6 CHRONIQUE DU BOK CHEVALIER

iiière que dit est, et qu^il en demeurât au bout de Tan sans avoir besogné, le dit entrepreneur signifie à tous, qu'en ce cas il demeurera et gardera sa dite emprise et les délivrera de degré en degré, c'est à savoir de semaine en semaine, chacune semaine un, tant et si longuement, que tous ceux qui au dit an auront touché aux dites targes, c'est à savoir à laquelle des trois targes que mieux leur aura plu, seront délivrés selon le Contenu es dits chapitres.

«Le vingt-quatrième chapitre est, que le dit entrepreneur prie à tous princes et princesses, dames et damoiselles, chevaliers et écujers, qui ces présents chapitres verront ou orront lire, qu'il ne leur veuille prendre ni tournera mal veillance ni aucune déplaisance, s'il a entrepris cet emprise; et de ce aussi qu'il n'a nommé son nom : car en vérité de Dieu il le fait pour tous biens et causes raisonnables, qui à ce le meuvent, et nele fait pour envie, haine, ni malveillance d'aucun, et même prie que nul ne veuille avoir imagination à l'encontre; mais le fait pour à son pouvoir exaucer et augmenter le noble état de chevalerie, et pour soi y occuper et aussi pour ce, grâce à Dieu! qu'on est à présent es marches assez au repos du travail des guerres : en outre le fait aussi pour avoir greigneure (plus grande) connoissance et accointance des bons et vaillants chevaliers et écuyers étrangers, en espérance de toujours mieux en valoir.

<c Le vingt-cinquième chapitre est, afin que chacun ait vraie connoissance que le dit entrepreneur veut fournir et accomplir toutes les choses dessus

dites et chacun d^icelles; j'ai requis messire Jacques de Lalain, qu'eu faveur de moi lui plaise sceller ces présents chapitres de son scel armoyé de ses armes, et signé de son seing manuel lequel le m'a libéralement consenti et accordé.

c(£t je messire Jacques de Lalain, chevalier, conseiller et chambellan de très haut et très puissant prince mon très redouté et souverain seigneur monseigneur le duc de Bourgogne , de Brabant et de Lembourg, etc. A la requête dudit entrepreneur, et pour plus grande approbation de toutes les choses dessus dites et de chacune d'icelles, ai ci mis mon scel armoyé de mes armes, et^gné de ma main, le vingt septième jour du mois die Décembre, Tan mil quatre cent quarante-huit. |^

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