Voy. ci-dessous, p. 308 et 3i
i86 CHRONIQUE DE MATHIEU D'ESCX)UCHT.
mièrement de defiaire ledil se. et se forrer au gouvemement du R. sans aucune dissimulacion, elqueoe aucune controverse lui advenoit en chemin pourquoy eust afTairre d'argent, qu'il se tenist asseuré qu*il lui en aidera jusques à c"' escus et plus largement, se besoing lui est^ et que sans aucune dilTerence il lui plaise le tenir du tout sien; et que quant à lui il ne se veult point entendre avec ledit R. , ains seulement avec lui, pour tomber où il lui plaira, envers tous et contre tous, et qu'il vouldroit que ledit R. feust en ung hermitaige comme le Dieu de Sa.*, et qu'il eust le Ro'; et que mieulx lui appartient que audit R. et qu*il fault trouver manière démettre labesongne à cela, etc., et qu'il sera que saige de mestre à eflect ce que dit est le plus tost qu'il porra.
LXXIII. Itenij est demouré tenir ceste matière du tout secrète, et ne la scet des siens cognestre lequel a dit à mondit mon. qu'il doit accepter Tofire dudit Boui^. et qu'il vouldroit que le R. feust desjà audit hermitaige, et que mieulx il seroit séant que au Ro', attendu que si mal se est gouverné, et qu'il fault bien adviser comme tout luiporrademourer. Et lors devisa que quant il seroit devers ledit R. qu'il prendroit le gouvernement de tout, etc, et que de là porrez venir à ce que dit est^ etc.
LXXUII. Item, s'il n'y vient par ce point et qu'il puisse une foys avoir quelque chai^ de gens, soit pour aler es Ytalies ou ailleurs, il ne lui semble point qu'il faille d'auscunes chose acquérir , an moins croistra-il sa compagnie telement qu'il mettra le R.