Cadorat. — 2. Voy. ci-dessous, p
lAXIX^ Item y lui dire que si j'eusse passé par fiourges y il me semble que j'eusse bien trouve manière, comme de moy, de savoir beaucoup plus avant, mais je ne Tay voulu faire ^ attendu qu'il ne me consenti pas y aler quant luy deist qu'il me Tailloit aler devers le Roy pour le fait dez peaiges de Lyonnois, ou y envoyer homme propre ; et que pour ceste cause j'avoye bonne couleur d'aler savoir de tout, ce que je feroye s'il vouloit.
IllI". Item^ lui dire comme ledit trésorier me a dit que le Roy n'est pas content que je ne besoigne en la commission, et de ce que ne suis aie devers luy ou escript au long la disposicion de la besongne , ainsi qu'il le me avoit ordonné; si m'y en iray besongner, s'il vous plaist , et tantost après que seray à Lion , yray devers le Roy pour luy dire la disposicion de ladicte matière et ce que s'en porra faire, et touchant ce peaige d'Auberrive et autres de la part vostre , je vous y serviray bien , car au contraire ne m'y trouverez point; ains se le Roy vouloit qu'on y besongnast , je le feroye fere à mes compaignons , se je ne le pouvoye empeschier.
111 FM. Item^ lui dire comme il a perdu lx°* escus, et que oncques sur ce n'en fut bien conseillé.
llll"il. Item y qu'il me face payer mon cheval, se autre satisfaction ne me veult fere pour le présent, et que tousjours mettray peine de le servir.
IIll"ill. Item , comme le corsier ne vault pas ce qu'il a despendu, et qu'on ne m'en a offert quexL escus au plus, il a despendu avec les lévriers, etc., et
\ . Voy. ci-dessous, p. 308,
290 CHKOMQLË DE MATHIEU D*KSCOUCHV.
que je suis bien corrossé qu'il n*est si bon et si bel qu'il vaulsist v^ escus , car je le prendroye pour en fere mon proufTit pour lesdis v"" escus ; ce que je porroye faire par vertu de ses lettres patentes, etc.
IIII^IIII. /ier/ij mon voyage de Liègei où j*ay despendu plus de n^ escus.
IIII"V. Jtem j du destrier que je achatay , pour lequel me envoyé une acquenée de l escus, et je n*en ay peu avoir que xxxii j ainsi que mon serviteur m*a escript, etc.
I[II"VI\ Propoz que leur dy : qullz faisoient mal de nous en envoyer ainsi sans riens fere, et croy que dès lors avoit encommencé mondit mon. à le tourner contre ledit se. , car tantost que feuz revenu et répliqué, etc. 9 senty la ligue qui estoit contre ledit se. et dont Stic, estoit, et maistre Re. avec les autres^ etc.; et a dit ledit Stic, j ne a guicres, que mondit mon.pourra envoyer audit Bourg, lesdictes lettres, sans en fere brujt, afin que le R. ne le saiche jusques qu il soit devers Iny ou qu'il soit venus à ses attaintes, car lors sera tout content de vouloir ce qu'il vouldra et aura fait, et que aussi soufTira-il audit Bourg, de les avoir par quelque manière que ce soit et de estre bien de mondit mon. secrètement plus tost que autrement jusques qu'il ail gaigné le cliampt, etc.
IIII'^VII ^ Je suis d oppinion que le R., envoyé devers ledit Bourg, soubz couleur comme le R., aussi son conseil j entendit bien les bonnes parolles dides
i . Voy. ci -dessous, p. 309.
â. Vuy. ci-dessous, p. 309.
PIÈCES JlSTinCATIVES. 291
lie par lui par ses amba. etc., entre lesquelz souvent le Dommoyent souverain seigneur ledit Bourg. , etc., et qu'il a entendu Tafaire que son frère le duc de Cle. ^ a, ouquel affaire que s'il se veult employer et que pour l'amour qu'il lui a le lui Fait savoir , qu'il lui semble mieulx valoir de trouver quelque appoinctement entre ledit duc et ses adversaires pour obvier l'effusion du sang qui s*en porroit ensuyr. En quel appoinctement se emploiera voulentiers envers lesdis adversaires, s'il luy empire en faveur dudit duc , lesquelx lui ont escript de le vouloir servir envers tous et contre tous, à bien peu d'aide , s'il le leur veult fere, et qu'il luy plaise de tous les tenir siens , etc.
IIII^VIII. Après cela, porroye comme de moy entrer en langaige du mariaige audis chan. et Cro., desquelx suis très privez, et croy qu'ilz me parleroyent plus cler que à autre qui par avanture y alast, et leur dire l'offre que le duc de Saz fait , etc., et qu'ilz ne devroyent riens espargner en ceste matière, et que pour y venir et toute autre chose avoir dudit R., qu'il fault qu'il se entende avec ledit se., et que se ilz venoyent devers le R., ou l'un d'eulx, qu'ilz besongne* royent bien, et de ce les bien enbochier en faveur dudit se., etc. ; et tout comme de moy, comme dit est.
IIIl"IX. Item^ les embochier qu'ilz feissent donner audit se. quelque belle place vaillent de revenue ii*" eseus ou pais.
I1I1"X. Item y de faire prester le consentement de la dame en faveur dudit se. , etc.
I Cleves. Adolphe, duc de Gèves, beau-frère du dac.
i9ï CHRONIQUE DK MATHIEU D'ESCOUCHY,
IIII^XI. Item, leur dire que ledit se. ferait bien parmy ces choses dessus faisant que ledit Bourg, aura lesdictes lettres de mondit mon. comme pour néant , etc.; lors sauray le fait sur ce dudit Stic, etc.
IIII^XII. Item^ comme de moy et par bonne manière, rabatre Textimacion qu'ilz font de mondit mon. et les bien embuchier dudit R., leur bien remonstrant que c'est tout, et que sans luy riens il ne porroit faire, et qu'il seroit que saige de gaigner ledit se., car pour ce moyen auront-ilz du R. ce qu'ilz vouldront , et que je me foys fort qu'ilz trouveront toute fermeté audit se., et que s'il ne se avance de faire ce que dit est, ilz seront bien tailliez d'eulx trouver en la se. et ne pouvoir venir au remède quant ilz vouldront.
II1I"XIII. lient ^ je vouldroye avoir avec moy le bailli de Troyes * qui fut en Normandie avec maiatre Jehan Fournier ; il est vieil, et ilz en porroyent prendre la matière en meilleur estimacion de adjouster foy en moy, et sçay qu'ilz le feront tout aultre, etc.
1III"XIIIL Je ne faiz double que ledit Bourg, ne requiert que le R. envoyé devers lesdiz adversaires dudit duc, et me semble si bien conduire l'euvre que ledit se. aura dudil Bourg, une grant somme d'or, etc.; et sy mettray au néant ladicte extimacion de mondit mon. en faveur dudit R. et dudit se., et se je veiz devers lesdis adversaires , de Tere telement que ledit duc donnera audit se. une autre bonne somme d'or, et parce moyen gaignera lesdis Bourg, et duc de Qe., etc., et desdis adversaires se porra bien aider contre ses Ytaliens, etc.; et en les employant en faveur d'une