Gérard Machet, évéque de Castres. — 4. Jean Bfajorb
3âO CHRONIQUE DE MATHIEU D'ESGOUCHY.
Jehan Ardoyn Girard.
Monseig[neur Charles d'Anjou . . • . Geoffroy.
la Rovne Jehanne.
La seneschale de Poictou Florensete.
Madame la Daulphine Magdalene.
La Royne d'Angleterre Jannionine.
La Royne de Cécile Ysabeau.
La dame de Beauvo Tybousete.
Annès, etc Helyoa.
la marque de ce papier est au contraire de odluy, etc.
Faille troisième jour de février Tan mil quatre cent quarente quatre.
Vostre très humble et très obéissent serviteur, oelluy, etc.
Donné pour copie.
Signé : Bototi.
Mon très redoubté seigneur, etc. Pour vous povoir de tout mieulx au long et au eler, ay tant attendu escripre, combien que passé a quinze jours vous eusie escript et m'en feusse alé^ se ne fust ung accident qull m'estoit venu en la main, pour lequel ne m'esloîl possible escripre, et pour riens ne vous escriprcHe d'autre main que de la mienne. Mais avant que je procède plus avant 9 je me vueil plaindre de vous, mais ce n'est que à vous mesme. Monseigneur, vous mefeista dire par monseigneur vostre cbaocellier et de Crouj que vous merveilliez de ce que je avoye prins celle charge d'aler en Liège, du train que je y avoie tenu, et que je ne vous avoye pas tout dit. Par Dieu, monseigneur, je ne fu oncques plus dolent de choses qoe
PIÈGES JUSTIFICATIVES. 32i
ouysse comme je (u lors, attendu que je accepté la- ^e charge pour vous y servir, en entencion de leiser ère et dire ce qu'on vouloit qu'on y dist et feist mme je Fais, ainsi que je vous dy ; ce que autre n^eust s fait et queque parle à personne en particulier oue ne conclusse en vostre faveur ; est vray que h pîuurs langaiges eslranges que aucuns me disoient de us, ne falloit leur dire quelque chose, afBn qu'ils ne ussent rapporter pardeça que en vostre faveur tout Itre m'y feusse porté, et si n'y dy oncques mot ne my qu'il soit à jugier à proprement contre vo^ :oit ce que je avoye beaucop de charge au contriûrè.
ad ce que je ne vous dy pas tout, par ma foy, monigneur, de tout ce que me pouvoit adonc souvenir, feiz, et se je feusse retourné à vous, vous eusse dit
que je dy a mesdiz seigneurs vostre chancellier et
f Crouy. Et en vérité, monseigneur, y me semble
le vous devez jugier que ne fusse mis en telz perilz
>mme d'aler devers vous pour vous adviser de ce je
oye fait et de la charge que plus avant je âvoye,
lur vous riens sceller. Je vous cognois du tont saige
gamy de gens qui voyent cler et qui bien tout co-
loissent ; en lieu de acquérir vostre grâce, gui est la
lose que plus j'ay désiré et désire, je acquerroye le
•Dtraire. J'ay, Dieu m^ci, assés cc^oissance d'en-
odre cecy et le bien ou le mal que nre povez fere :
[nais Dieu ne me puisse aidier, se )(p ne siy fait par
ut pour vous comme se j'eusse esté bien asseuré
le m'en deussiez donner cent mille ascus. Vous me
ez fait du bien, mais, par Dieu, monseigneur, pour
ig escu que me avez donné, il m'en a costé deux,
^mroe je dy à mesdiz seigneurs vostre chancellier et m 21
3^2 CHROMQLK D£ BIATUIEU D'ESCOLCHY.
de Crouy, sans le patouilliz et brouilliz en quoy j'ay esté pour vous, tant devers le Roy que devers monseigneur. Kl croyez, monseigneur, que tousjoura partout me vouldroye à l3on euscient emploier en vostre faveur, mais que je cogneusse que y prinssïez plaiâr. Depuis et à mon parlement, me dit mondit seigneur vostre chancellier que vous esliés content de moy, dont je fus et suis très joyeulx, et que je vous vouU sisse escripre des nouvelles, etc. Monseigneur, tant que je conguoistré que presterez foy en moy et prendre» plaisir en mon service, comme Dieu, de très bon cuer Tousserviray.
Mon très redoubté seigneur, j*ay dit à Jeban* que je avoie dit bien au long aux Ligois ce que avoit este appoinctiè que je leur deisse et le goust et termes en quoy je les avoye trouvés, tant envers lui, François', et vous. Et après plusieurs choses lui conclu que, tout bien considéré^ ne creoye point qu*ik feissent pour aultre quel qu'il fust comme ilz feroyent pour vous; bien au long lui declairé comme ilz me dirent qu'ih sont tous environnés de vous, et, comme leur seigneur, les gouverneurs et tout les autres de grant façon sont aussi à vostre commandement comme sugez que voof ayés, et ({u'il ne me seml)le point que à eulz en m^ nière du monde Ton se doye attendre, se non tant que vous y vouidriés tenir la main. Du fait de EverrA\ lui ay tant dit que je Fay rendu à tant qu'il ooft quil ne recouvrera riens du sien, ^.se n*est pv