‹ Chronique de Mathieu d'EscouchyChapitre 71 sur 90 · Le bas du feuillet est coupé · texte numérisé non relu

Le bas du feuillet est coupé

moult humblement que il lui pleusl prendre en gré h povre recepciou y disant que entr^eulx d'Allenudgiie estoient gens gros et de rudes manières , en ofTraDl à mondit seigneur tous ses pays et places et aussi aux siens, et le remercioit de ce que tant il s^eslotl humilié vers lui, qui estoit son povre parent et de son sang, que de le avoir aie visité en ses terres et hostelz. El d'illec s'en est retourné le bon duc vers Lanshong, comme jVntens; et à son partement nous Gst entièrement deffirayer. Après nostre partement d'Inglestat, sommes en deux journées arrivez en cette ville, et avons en chemin esté par sesdis pays dedrayé entièrement, et tieng que aussi on nous defTrayera en ceste ville; et ne partirons que jusques après ces jours de h Penthecouste, comme Ton dit. Et quant partironSi nous devons tirer àStotkart, qui: est audit comte de Witemberg; et le veult mondit seigneur aller veoiri en tenant ce qu'il lui promist à son Jpirtement dudit Ulme; et de là à Neufcbastel, et dudit Neufchasief à Noseroy vers monseigneur le prince (d'Orange), et d'illec, au plaisir Nostre Seigneur, à Dijon vers vous; et ainsi que je perçois que nous cheminons, il aéra prez la Hn de ce mois avant que soyons en Boui^ongue. El quant est de Testât de mondit seigneur, vray est queandit lieu de Regembourg il fut malade par un ou v joun de fièvres et de rume; aussi (ut-il ung jour ou deux mal disposé audit Lanshong; et nous arrivé eo'j^ùt ville, il est malade des broches, comme l'on dist,4rSÉI pas esté en luy de povoir partir, puis que y sooi^jjb arrivez, à ceste occasion ; mais, la grâce à NoMre Seigneur, il est de présent assez en bon point, et lui est le grant mal cessé, et espoire que temprement et avant

wfeCES Ji'snnc%TivFS. 447

iadicte PeDtbeooste il sera tout oel gary. En ooltre, mes très honoorez seigneurs ei nudstres, pour ce que je sçay que desirez aussi sçaroir du besongne qui a esté fait audit Resgembourg à Iadicte journée, je vous envoyé vcv enclose une cedulle contenant les ouvertures y faictes de la part de TEmpereur, et une autre contenant en eflect la responce que mondh seigneur, en sa présence^ a fait faire, tant aux lettres dudit Empereur comme sur la matière de Iadicte journée; et le deraourant pourrez plus à plain savoir par mon maistre, quand serons par delà. Et autre chose n'y a pour le présent, qui à escripre face. Par le premier alant par delà, vous escripray d*aultres nouvelles, s' aucunes en surviennent. Mes très bonnorez seigneurs et maistres, tousjours me commandez voz bons plaisirs, et je les acompliray à mon povoir de très bon cuer, comme faire le doy et tenu y suis, et me pardonnez ma povre simplesse. Je prie au benoit Saint-Esperit qu'il vous doint à tous bonne vie ^ longue et accomplissement de voz désirs. Escript audit lieu de Longingen , le vi*" jour de juing

an° Liiii.

Je vous mercie de ce que vous, monseigneur Faudiencler, et maistre Nicolas, vous a pieu moy rescripre de Testât de par delà, et que il y a des bons vins, car ceulx de par deçà sont tant vers qu ilz font aux gens mal en la gorge. Escript comme dessus.

Vostre très humble serviteur et petit cler, J. Meu- RiN, clerc de !VP J. Scoenhove, secrétaire.

A mes très hoonorez seigneurs et maistres messeigneurs maistres Jehan Gros, audiencier de la chancellerie, Jehan de Molesmes, Nicolas le Bourguignon,

Jehan de Maubeuge, Jehan Gros le petit, et à chascun cl*euhL.

(Copie du timps, Ms. fr. 1278, f. 184.)

Lettre du comte ttEu^ a V occasion de son mariage,

l«i' novembre 1454.

Très chiers et especîaulx amis, je me suis puis nagueres mis en Tordre de mariage avec une des filles d'Aiithoing, et m'a, entre autres choses, esté bûllée au traictié de mondit mariage la terre et seigneurie de Rouy, laquelle, comme j'ay entendu, est en la main de monseigneur le Roy, par faulte d'ommaige. Et pour ce que n'en ay encores prins ne fait prendre possession, je vous prie que dudit hommaige et autres devoirs faire, pour raison de ladicte terre et seigneurie de Rouy, me vueillez tenir en souffiranoe, et d'icelle faire lever la main jusques à ce que j'aye esté devers mondit seigneur le Roy icelui hommaige et devoir lui faire, qui sera brief, et sur ce moy donner voz lettres au cas appartenans. Et en ce faisant, me ferez grant plaisir, et se choses voulez que je puisse, je la feray de bon cueur, priant à Nostre Seigneur qu'il vous ait en sa saincte garde.

Escript en mou chastel de Eu, le premier joor de novembre.

Le conte de^u.

Signé: Charues.

Et plus bas : GspEas.

Au dos : k mes très chiers et especiaux amis les gens (les comptes de monseigneur le Roy, à Paris.

(Original, Mi. fr. 10238.)

Derniers moments de Charles VII,

20 juillet U6].

Lettre du iîomte de Saint- Pol au Dauphin.

^ Monseigneur, je me recommande tant et si très humblement comme je puis à vostre bonne grâce. Et vous plaise savoir, monseigneur, que j'ay receu voz letres que parle seigneur de Sebourch envoiet m'avës, et par lesquelles me mandiés que vous feisse savoir des nouvelles. En vérité, monseigneur, je n'ay riens sceu depuis que seurement eusse peu rescripre, attendu que les raports se faisoient en diverses mannières jus(|ues à présent, que mes gens, dont l'un se parti de la court jeudi et l'autre vendredi derrenier passée m'ont rapporté que le Roy est très mal disposé de sa personne et en très grant dangier se Dieu n*y met remède. Se [sic) que je vous rescrips; et se autre choze survint, je le vous feray savoir en toute diligence. Monseigneur, plaise vous moy tousjours commander voz bons plaisirs, lesquelz je suis prest accomplir à mon povoir, comme tenus suis, priant Nostre Seigneur que à vous, monseigneur, doinst bonne vie et longue,

aveuc entier accomplissement de vos très liaul/ et très nobles désirs. Escript à Marie, ce lundi, environ VI heure du vespre, xx" jour de juUet.

Vostre très humble et très obéissant serviteur.

Lots.

.4 a c/os : A monseigneur.

, (lidtre autographe signée, GAiGmàais, CCXXXX, f. 1.)

Lettre du 'Dauphin.

De par le Dalphin de Viennoys.

Très chier et bien amé, nous avons eu en plUksieun et diverses façons des nouvelles de monseigneur, mais en efTect toutes dient que Ton n*y attend vie. El pour ce, se le cas advient que vous nez dire qu'il soit trespassé, nous vous prions que incontinent tou> montés à cheval et vous en venez, vous et tous voi gens en leur abillement, par devers nous, yen les marches de Rains, où vous nous trouverez, se Dieu plaist. Et en ce ne faictes faulte, sur tant que double/ d*eiicourir nostre indignacion.Très chier et bien amé, Nostre Seigneur soit garde de vous. Escript. . . .

(Minute originale, GAiGNiiuiBSy CGCLXXIl, f. 73»)

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Extrait du jourual du prieur Maupoint.

Le dimanche xix' jour du mois de juillet 14G1 , ainsi comme environ sept heures après midi, furent aportées

lettres à monseigneur de Paris, par lesquelles lui estoit mandé par le conseil du Roy Charles, septiesme de ce nom, que ledit Roy estoit fort malade. Et, pour ce, ordonna mondit seigneur de Paris que, afin de Dieu prier pour la santé du Roy, c^ feroit le lundi ensuivant processions générales solennelles , h cbappes et reliques, en l'église Saincte -Geneviève; et furent faictes, etc.

Le mardi ensuivant, pour ceste cause, l'université de Paris feist processions générales en l'église Nostre- Daine de Paris. Le mercredi ensuivant fut le jour de la feste Marie Magdeleine, etc. Le jeudi ensuivant, par monseigneur de Paris et tout le clergé et peuple de Paris, furent faictes processions générales et solempnelles, et en très grant révérence de prelas et nobles, fut céans apporté le précieux corps de Nostre Seigneur pris en Sainct-Jehan en Grève, etc. Le vendredi ensuivant, messeigneurs de la chambre des comptes, estans en la Saincte-Chappelle du pallaix à Paris , et cuidans faire une très révérende procession, nulx pieds, avec cierges, il leur furent apportées lettres par lesquelles il leur apparut certainement que, ledit jour de mercredi précèdent, ledit Roy Charles estoit trespassé à Meun en Berry; et partant cessèrent de leur procession , et feirent dire plusieurs messes de Requiem. Et en especial par les chanoines et chappellains de ladicte Saincte-Chappelle furent célébrées et commendées messes des trespassez pour le sallut de l'ame dudit feu Roy de France Charles vu*, cui Dieu pardoint.

(D. Grkkier, CIV, p. k2.)

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