‹ Chronique de Michel le SyrienChapitre 123 sur 286 · CHAPITRE II. — Des choses qui arrivèrent du temps de Néhémie · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. — Des choses qui arrivèrent du temps de Néhémie

A partir d'ici, nous pouvons trouver la série des années et les événements qui s’y passèrent dans les livres des Macchabées, dans ceux de Josèphe et du chroniqueur Africanus

Nous parlerons donc de Néhémie. Il était l’eunuque et l’échanson du roi Artaxerxès, et hébreu d’origine. Il obtint du roi la permission de remonter [à Jérusalem]. Les Juifs de Jérusalem n’avaient point alors le feu sacré, car on l’avait jeté dans un puits en partant pour la captivité. Néhémie ordonna d’apporter de la boue de ce puits, qu’ils jetèrent sur les bois de l’holocauste, et le feu brûla [de nouveau] après soixante-quatorze ans.

A cette époque, un autre Artaxerxès* régna sur les Perses 2 mois, et après lui Sogdianos, pendant 7 mois; après ceux-ci Darius Nothos, pendant 19 ans.

En la 15® année de celui-ci, l’Egypte se révolta contre les Perses; ils se constituèrent un roi après [en avoir été privés pendant] 124 ans. Dionysios^ excita la révolte et commença à régner.

Après Alexandre, Perdiccas régna sur les Macédoniens pendant 28 ans.

L’an 19 de Darius, Orestès commença à régner sur les Macédoniens, pendant 3 ans.

Commencement du LXXI° Jubilé chez les Hébreux'.

En ce temps-là il y eut une éclipse dans les cieux^, et il y eut un grand tremblement de terre®.

Anaxagoras mourut’. La Sicile tomba sous la démocratie

A cette époque florissaient les Pythagoriciens®.

Le temple de Hiéra h Argos fut brûlé.

Une femme, Evodiii (?), prophétisait du temps de Néhémie*'.

Thélésilla, Praxilla et Cléobulina étaient des femmes alors célèbres

Aristarchus, le poète lyrique, florissait alors i3.

Le magicien Abarls Ilyperboranus, c’est-à-dire « Superbe », était eélèbre'*.

Les Athéniens et les Laeédémoniens firent une alliance de 30 ans*®.

A cette époque le physieien, e’est-à-dire naturaliste, Mélissus, était célèbre*®.

Hérodote, ayant lu ses livres [d’histoire] à Athènes, fut traité avec honneur *^.

Le mathématicien Theætetus [69] florissait alors **.

On dit que les Egyptiens inventèrent les premiers l’alphabet et que les Phéniciens ont appris d’eux à écrire.

1. H. a. 1571; Arm. 1572. — 2. E. a. 1593. — 3. Dans le grec ; ’Aiiup-cato; Sainriç. H. a. 1604. 4. H. a. 1548. — 5. H. a. 1556; Arm. 1554. — 6. Lire : Ua(. — 7. H. a. 1557. — 8. H. a. 1555. — 9. Arm. 1562. — 10. Junon; H. a. 1567. — 11. Cf. p. 106, 1. 25. — 12. H. a. 1566. — 13. II. a. 1564. — 14. H. a. 1568. — 15. H. a, 1572. Lire ; ^aiL ou cf. texte, p. 70, 1. 12. — 16.

A Rome, les jeux séculaires furent célébrés pour la première fois* |69|. Après ceux-ci, les Gaulois et les Celtes* attaquèrent Rome et s’en emparèrent, à l’exception du Capitole seulL

A cette époque, il y eut un très violent tremblement de terre ; des villes très fortes furent renversées dans le Péloponèse : Elikê et Bourah *.

A cette époqueL les démarques furent choisis à Rome, avec des agoranomes, c’est-à-dire des chefs du peuple et des proviseurs des marchés; et il n’y eut plus de consuls.

Néhémie, l’eunuque et l’échanson du roi, après avoir achevé tout le mur de Jérusalem, revint à Babylone en l’an 32 d’Artaxerxès. — C’est de là que commencent les semaines de Daniel.

CHAPITRE III. — Commencement des quatre cent quatre-vingt-dix ans, depuis la restauration de Jérusalem jusqu’à sa destruction totale.

Après Darius, sous lequel l’Egypte s’était révoltée contre le joug des Perses, Artaxerxès régna sur les Perses, comme gouverneur pendant 40 ans. Les Hébreux l'appellent Assuérus ; c’est pourquoi Jean dit qu’il croit que l’histoire d’Estlier doit être placée du temps de celui-ci, puisque Assuérus est ap[>elé Artaxerxès dans la version des LXX.

A cette époque [vivait] le sage Protagoras. Les Athéniens décrétèrent de brûler ses livres*^.

Socrate était devenu célèbre ' . — Phidias lit une Minerve d’ivoire °.

En Italie le peuple des Campani fut alors constitué

A cette époque llorlssait Sophocle poète lyrique, et les philosophes Déniocrite Abdéritès, Empédocle, Hippias, Prodicus, Zénon et Parménidès “.

Platon avança une hérésie du temps du onzième roi de Perse; c’est celle-ci : 11 dit que Dieu existait et avec lui la matière, les formes et le monde visii)le, créé et périssable; l’âme n’a point été créée, elle est immortelle et ne périra jamais, car elle est divine. Elle a trois facultés: la raison, c’est-à-dire la pensée, l'irascibilité et la sensibilité. Les âmes changent de corps, [et vont] jusque dans les reptiles et les insectes. — Il dit qu’il y a beaucoup de dieux qui proviennent d’un seul. Cet immonde [philosophe] prescrivait que les femmes fussent à la communauté, et que personne n’eût de compagne particulière. — Eplcure et d’autres adhérèrent à sa honteuse doctrine et furent appelés, à eause de cela, « platoniciens ».

1. 11. a. 1564 ; Arm. 1565. — 2. Lire : — 3. E. a. 1626. — 4. E. a. 1637 ; ’EX-xt) xa\ BoOpa,

— 5. ûTjuapxot ; H. a. 1568; Arm. 1564.

6. II. a. 1574. — 7. II. a. 1583. — 8. H. a. 1578. — 9. H. a. 1581. — 10. II, a. 1580. 11, H. a.

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