‹ Chronique de Michel le SyrienChapitre 240 sur 286 · Theod., I, XXXUl · texte numérisé non relu

Theod., I, XXXUl

2. Ms. ; Honoi'ia; lire : Elpi^vr,. — 3. Cf. p. 173, u. 4. Le concile fut célébré vers 314. V. les

collections des Conciles (Mansi, II, 513 sqq.). Les 24 canons ont été édités dans la recension syriaque par P. Martin [Analecta Sacra de Pitra, IV, 215). — 4. En 325. — 5. BH. donne aussi le chilfre de 25 canons; mais les mss. ne parlent que de 15. — 6. Cf. Mansi, II, 539. Les 15 canons ont été édités par Martin {op. cit., 221, 449). Il est dit dans le titre que ce concile est postérieur à celui d’Ancyre et antérieur à celui de Nicée. — 7. La recension syriaque de ces canons existe dans le ms. 62 de la Bihl. Nat., et dans le ms. K, VI, 4 du Musée Borgia. D’après ce dernier, le concile fut célébré en 343. — 8. BH. dit : « 16 canons » {Chr. eccl., 1, 82). Dans le texte syriaque [Bihl. Nat., ms. n" 62, fol. 147 ; Mus. Borgia, K, VI, 4, fol. 139), il y a 59 canons. La leçon de notre ms. est à restituer en : «gj (au lieu de; 'g.). Ce concile est postérieur à Constantin; on le place généralement sous le pontificat de Libère, vers 365 (cf. Mansi, II, 563). — 9. D’après le nombre indiqué des évêques, il est certain que l’auteur parle du Concile in Encreniis, célébré eu 341 (cf. Socr., II, vin; Mansi, II, 1305). Une recension syriaque de ce concile existe dans les mss. déjà cités (62, fol. 137 ; K, VI, 4, fol. 122). Les canons sont au nombre de 25. BH. donne, comme Michel, le nombre de 14. L’original portait peut-être 24.

comédie, son fils cadet, Constance, étant le plus rapproché, arriva le premier et reçut le testament du prêtre arien ; et il conduisit son père dans un cercueil d’or à la capitale*.

Quand Sabhour, roi des Perses, apprit que Constantin était mort, il monta de nouveau’ contre Nisibe, qui est sur les confins des Romains et des Perses. Elle était surnommée Antioche de Mygdonia. Quand Sabhour rassembla son armée et monta contreelle, lefilsdeConstantin ’réunit aussi [une armée] etvintà Antioche. Sabhour assiégea Nisibe pendant 70 jours : il bâtit contre elle des fortifications ', il creusa des fossés, et il obstrua le cours du fleuve qui entrait et se divisait au milieu de la ville. Ce fleuve s’appelait Mygdonius. Sabhour le fit endiguer des deux côtés, et fit fortifier [13o] le barrage pour qu’il résistât à l’impétuosité des eaux. Les eaux débordèrent par dessus le mur^ qui, ne pouvant résister à la pression, chancela et tomba; il se fit une brèche même dans la partie opposée par laquelle sortaient les eaux. Sabhour croyait pouvoir se rendre maître de la ville sans difficulté par suite de la chute du mur. N’ayant rien fait ce jour-là, le lendemain il vit le mur rebâti des deux côtés. L’évêque Jacques, par sa prière, réconfortait les combattants et le peuple; ils bâtirent le mur et dressèrent dessus des palissades® et des balistes. Il fit cela en persévérant dans la prière au milieu de l’église. Sabhour non seulement s’étonna de cette construction, mais aussi de la vision qui lui apparut. 11 vit un homme enveloppé d’un pallium, qui se tenait sur le mur; son vêtement et sa couronne répandaient des rayons de lumière. 11 pensa que c’était l'empereur des Romains, et il menaça ceux qui lui avaient dit : « 11 n’est pas ici. » Quand il eut la certitude que Constance était à Antioche, il comprit et dit: « C’est le Dieu des Romains qui combat pour eux. » C’est pourquoi ce misérable entra en fureur et lança un trait en l’air, sachant bien qu’il ne pourrait nuire. — Le bienheureux Ephrem demanda à l’évêque de pouvoir monter sur le mur pour maudire les Barbares. En voyant leurs myriades, il pria Dieu d’amener sur eux des nuées d’insectes et de moustiques : ils vinrent en effet sur eux; les éléphants surtout en furent incommodés, parce que leur peau est lisse et qu’ils n’ont pas de poil. [Ils entraient] aussi dans les narines [136] et les oreilles des chevaux qui, ne pouvant résister à la douleur, brisèrent leurs freins, renversèrent leurs cavaliers et s’enfuirent. Et Sabhour s’en retourna couvert de honte. — Ignace de Mélitène dit : « Dieu envoya aussi une pluie violente sur les Perses; la peste fondit sur eux, et ils s’enfuirent. »

1. Cf. SocR., I, xxxviir; II, ii. — 2. Cf. ci-dessus, p. 264. Le récit qui suit est tiré de Théodoret, II, XXX, qui a lui-même confondu le premier et le second siège de Nisibe. V. la note de Valesius sur ce chap. — 3. Théod. dit simplement : « Constance ». — 4. ^(apaxtôpixTa. — 5. Le grec est [)lus clair : Lorsque les eaux furent accumulées derrière ce barrage, Sapor le fit rompre, et alors elles se précipitèrent avec impétuosité contre le mur et le reuversèreut. — 6. Ou a des pieux ».

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