‹ Chronique de Michel le SyrienChapitre 45 sur 286 · LIVRE I. CHAP. VII · texte numérisé non relu

LIVRE I. CHAP. VII

la terre mourut. Ensuite, le Seigneur se souvint de Noé et de ceux qui étaient avec lui. Dieu amena le vent et fit disparaître les eaux. Noé sortit avec tous ceux qui étaient avec lui. Il bâtit un autel à Dieu, et offrit un sacrifice des animaux purs; et il fit respirer à Dieu un parfum agréable.

CHAPITRE VII. — Depuis le commencement de la vie d’Adam, jusqu’au Déluge qui survint au temps deNoé, la somme desannées est de 2242 pendant lesquelles ily eut dix patriarches, dont les noms sont écrits. Nous trouvons aussi les noms de dix rois qui ont régné l’un après l’autre. Nous trouvons également mention de trois villes. Ceux qui inventèrent les arts, l’astrologie, la fabrication des armes et des instruments de combat, la cithare et les instruments de musique, sontaussi mentionnés brièvement d’un mot. Il est facile, pour les sages, de comprendre que des événements considérables et très importants, fréquents et nombreux, ont dû se passer dans ce long espace de temps. Ils ne sont point mentionnés dans les Ecritures, sans doute parce que cela n’était pas utile pour les auditeurs. Pour cela, l’Esprit-Saint n’a pas voulu qu’ils fussent conservés. Il

ment porté aux exercices de la guerre; le premier il inventa l’art de forger. »

Nous n^avons rien trouvé dans le Livre ’ au sujet de Sémiàzos qui régna sur ceux qui descendirent sur la montagne et s’unirent aux filles de Caïn, ni au sujet de la succession et de la durée des rois de ceux-ci; mais seulement qu’ils descendirent, et que, les premiers, ils constituèrent un royaume qui dura jusqu’au Déluge ’.

notre race humaine par leur intermédiaire.

Voyons donc quels sont ceux qui ont été jugés dignes de la grâce d’exercer le sacerdoce dans le temps antérieur au Déluge.

Adam lui-même fut honoré de l’ordination, en même temps que de la royauté et du don de prophétie; et, aussi bien sous le premier rapport que sous le second, il est appelé « père » à juste titre; bien qu’il n’ait pas conservé son honneur, ainsi qu’il est rapporté .h son sujet, pour n’avoir pas gardé la parole de la divine et sublime opération que le Verbe de Dieu lui-même a accomplie à la fin des temps.

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