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duits à quatre-vingt cavaliers, qui allèrent se placer sur une hauteur où le comte Galceran et Don Blasco les attaquèrent. Que vous dirai-je? Ils obtinrent bien le titre qu’ils avaient apporté de France , de Chevaliers de la mort, car ils moururent tous. Des trois cents chevaliers et de ceux qui les avaient accompagnés, il ne survécut que cinq hommes, montés sur des chevaux légers, et qui leur avaient servi de guides.
La troupe du comte Galceran et de Don Blasco s’empara du camp. Ils y trouvèrent tant de richesses, que tous ceux qui avaient été présents àla bataille lurent dans l’aisance pour toujours. Ils virent qu’ils avaient perdu vingt-deux hommes à cheval , et trente-quatre hommes à pied. Us rentrèrent bien joyeux à Gaylano, et firent rester les blessés entre Gaylano ctTrayna, où ils furent bien soignés.
Le roi de Sicile apprit cette nouvelle à Nicosia. lien fut ravi , ainsi que tous ceux qui s’intéressaient à lui.
Le quatrième jour après la bataille , le comte Galceran et Don Blasco allèrent reconnaître Paterno et Oderno , et prirent bon nombre de Francaisqui étaient venus de Cathane dans les forêts pour se procurer du fourrage et du bois. Deux cents chevaliers français étaient venus pour garder ces fourrageurs. Us furent tous tués ou faits prisonniers.
La perte des Chevaliers de la mort causa une grande douleur à Cathane. Le roi Charles et le
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pape lurent bien attristés aussi en apprenant cette nouvelle. «< Nous pensions, dit le pape, avoir fini , » et nous n’avons rien fait. Il paraît que ce prince » défendra la Sicile aussi bien que son père et » son frère l’eussent fait. Et tout jeune qu’il est , il « montre bien de quelle maison il est sorti. Si nous » ne l’obtenons par la paix, nous ne l’aurons ja- » mais tant qu’il vivra. »