‹ Chronique de Ramon Muntaner (volume 3)Chapitre 13 sur 159 · Le duclic dcNaxos · texte numérisé non relu

Le duclic dcNaxos

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Lorsque l'amiral sie releva , on vit de fiers coups de dards et de lances : et du côté des Français , de grands coups de cimeterres. Que vous dirai-je? Malgré leurs efforts, on fit relever l'amiral. Un de ses chevaliers mit pied à terre et lui donna son cheval. Quand il fut monté , on vit encore de plus grands eflPorts. Enfin ^ les troupes de l'amiral s'emparèrent du pont, et seraient entrées dan^ la cité, si l'on n'en eût fermé les portes. Enfin, l'amiral satisfait s'en retourna vers les galères. On leva le camp et on trouva qu'il avait été tué quatre cents cavaliers ennemis et une foule innombrable de gens de pied^ ils firent tous un grand butin. D'un autre côlé, il fit dire au roi de n'être point en peinedeEnBéranger-d*Entenca, ni de ceux qui étaient avec lui à Otrante.

Après ces choses , l'amiral alla à Otrante , où on lui rendit de grands honneurs, et où l'on lui fit de belles fêtes. Il y raffraîchit sa troupe, et paya quatre mois de solde aux cavaliers et aux piétons qui étaient avec Déranger d'Entença , pour le roi de Sicile. De là il se rendit à Tarente, où il paya également la troupe. Puis il alla aux Gastelles , à Giraix , à la Mandolela , au pied de Datil , au château de Sainte-Agathe et à Reggio. Enfin , il entra à Messine où il trouva le roi En Jacques de Sicile, la reine sa mère , et l'infant En Frédéric. On ne lui fit nulle part d'aussi belles lêles que là. Sa visite fit grand plaisir à la reine: elle l'accueillit et l'honora d'une manière toute

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particulière; maisDona Bella , sa mère , fut surtout au comble de la joie.

Le roi de Sicile le traita honorablement, lui fit dons de châteaux et autres lieux , et lui conféra un tel pouvoir, que Tamiral pouvait faire et défaire , sur terre et sur mer , tout ce qu'il voulait. Le roi de Sicile fut bien satisfait de l'avoir à son service. Je cesse de vous parler du roi de Sicile et lie l'amiral , pour revenir au roi d'Arragon.

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