CHAPITRE CCI
G>mine]^ frère Roger , megaduc de Bomanie , prit coogi! do aeigneur roi de Sicile , et {lassa avec deux mille cinq cents cavaliers armés , et cinq mille almogavares et piétons , en Romanic.
Ainsi tous se réunirent avec leurs femmes et leurs enfants, joyeux et satisfaits du seigneur roi. Jamais roi ne sut mieux récompenser ceux qui
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l’avaient servi , et ne donna autant et plus qu’il ne pouvait; car chacun saura que le seigneur roi n’avait pas de trésor , et qu’il sortait de guerres telles qu’il ne Ini restait rien. Les riches hommes et les chevaliers se réunirent, et les chevaliers et cavaliers eurent double ration de toute chose. Mais En Béranger d’Entenca ne put être prêt à à cette -époque, ni En Béranger de Rocafort, parce que En Béranger de Rocafort occupait dans la Calabre deux châteaux , qu’il n’avait pas voulu rendre à la paix , avant d’être payé de la solde due à lui et à sa troupe. Il ne put donc tous les réunir ; mais il eut avec lui Fernan Ximenès d’Arenos, En Ferrand’Aunès, En Corberan d’Alet, En Pierre d’Aros^ En Pierre de Logranet beaucoup d’autres chevaliers adalils et almottavares. Loitequ’ils furent réunis, en y comprenant les galères, navires, barques etbateaux, o n comptait trente-six voiles. Il y eut raille cinq cents hommes de cheval inscrits, pourvus de toutes choses, excepté de chevaux ;» et bien quatre mille almogavares et mille hommes de pied qui montaient les galères , et les matelots et mariniers qui faisaient partie de la flotte. La plupart de ces derniers étaient Catalansou Aragonais , et emmenaient avec eux leurs femmes ou leurs maîtresses et leurs enfants. Ils prirent congé du seigneur roi, et partirent à la bonne heure de Messine avec grande joie et satisfaction.
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DE RAMON MÜ^TANEIi.