‹ Chronique de Ramon MuntanerChapitre 111 sur 165 · CHAPITRE C · texte numérisé non relu

CHAPITRE C

Comment la reine et les infants se rendirent par terre à Messine , oü SC re'unit un parlement; et comment on reçut la nouvelle de la prise du château de Malte , par le noble Eu Mainfroi Llança.

Ces choses étant terminées, la reine et les infants se rendirent avec leur compagnie à Messine, à petites journées'. Sur tout leur passage on leur faisait les plus belles fêtes possibles. Ils allaient par terre et lentement , suivis des cinq cents arbalétriers, des cinq cents almogavares armés, et de tous les chevaliers. Toutes ces troupes étaient avec leurs armes et formaient leur escorte. Tout le monde s’en réjouissait et les regardait avec plaisir.

Sans doute les fêtes de Païenne furent l>elles, mais celles de Messine les surpassèrent sans nulle comparaison. On ne s’y livra pendant quinze jours à aucun travail , et pendant ce temps-là , on reçut la nouvelle que le noble EnMainfroiLlança avait pris le château de Malte, qui s’était rendu de bon gré, ce qui augmenta les plaisirs de la fête. La reine et les infants en furent bien contents; cela devait être, puisque c’est un château royal et fort. Ce château et cette île conviennent de tout point à la Sicile et lui vont comme le diamant à l’anneau.

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Les fêtes une fois terminées, la reine fit convoquer dans la ville de Messine , un parlement composé de gens de la cité et de la plaine de Millars, et de la rivière jusqu’à Taormina. Quand on fut assemblé messire Jean de Procida parla au nom de la reine et des infants, et fit un très beau discours, qui remplit chacun d’espoir et de plaisir, de sorte que tout le monde se retira satisfait de la reine et des infants.

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