‹ Chronique de règne de Charles IXChapitre 106 sur 110 · L'HEIDUQUE MOURANT · texte numérisé non relu

L'HEIDUQUE MOURANT

« A moi ! vieux aigle blanc, je suis Gabriel Zapol, qui t'ai souvent repu de la chair des pandours, mes ennemis. Je suis blessé , je vais mourir. Mais, avant de donner à tes aiglons mon cœur, mon grand cœur, je te prie de me rendre un service. Prends dans tes serres ma giberne vide et la porte à mon frère George pour qu'il me venge. Dans ma giberne il y avait douze cartouches, et tu verras douze pandours morts autour de moi. Mais ils sont venus treize , et le treizième, Botzaï, le lâche, m'a frappé dans le dos. Prends aussi dans tes serres ce mouchoir brodé , et le porte à la belle Khava pour qu'elle me pleure. » Et l'aigle porta sa giberne vide à son frère George , et il le trouva qui s'enivrait d'eau-de-vie ; et il porta son mouchoir brodé à la belle Khava , et il la trouva qui se mariait à Botzaï ■ .

1 J'ai lu, l'année dernière, à Athènes, une chanson grecque dont la fin a quelque analogie avec celle de cette ballade. Les beaux génies se rencontrent. Eu voici une traduction.

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