LA BIENVENUE
" Au sortir de la cathédrale, les citoyens notables de Eimouski se rendirent en foule au collège, tout pavoisé, et coquet à en faire envie, et là, pressés autourde leur évêque, ils lui présentèrent une adresse, image vivante de leur foi et de leur attachement respectueux aux dogmes immuables de l'Eglise.
Les citoyens de Saint-Germain de liimouski à Sa Grandiur Monseigneur Langevin.
" Monseigneur,
" Les habitants de Saint-Germain de Rimouski. lieureux de prendre part à la joie qu'inspire aux populations de ce diocèse votre arrivée au milieu d'elles, se font en ce moment les intei^prètes de Tallégresse commune en venant présenter A Votre Grandeur l'hommage de leurs congratulations respectueuses et sincères.
" Tout en envisageant avec bonheur l'établissemeiU définitif d'un siège épiscopal dans le vaste territoire de Eimouski, les nombreuses ouailles qui en peuplent
retendue, ont applaudi d'avance au choix que le chef illustre de notre Sainte Eglise a fait de Votre Grandeur, pour s'en remettre à Elle de la tâche importante et laborieuse de leur direction spirituelle, en même temps que de l'administration de ce nouveau diocèse.
" Venu d'un centre plus riche ou plus favorisé que ne l'a été jusqu'à ce moment la circonscription sur laquelle s'étend votre juridiction épiscopale, vous aurez ici, Monseigneur, le spectacle d'une population pauvre, mais pénétrée du sentiment catholique et dévouée au culte de ses autels. Puisse cette disposition pour ainsi dire native chez le peuple canadien, prendre ici, sous vos auspices, un développement propre à alléger, pour Votre Grandeur, le fardeau des sollicitudes pastorales. C'est là, Monseigneur, le vœu que nous formons tous, espérant aussi que Dieu vous conservera longtemps à la vénération, ainsi qu'au respect inaltérable du troupeau dont le soin vous est désormais confié.
•' AUG* MiCHAUD,
" Ed. Martin, " André El. Gauvreau.
(190 signatures.) " Saint-Gôrmain dd RitnoUski, le 16 Mai 18G7."
" Monsieur le Maire, " Messieurs les paroissiens de St.-Germaiu de Eimouski,
" Vous venez de vous rendre les interprètes des sentiments de joie qu'inspire à toutes les populations de ce diocèse l'érection d'nn nouveau siège épiscopal au milieu d'elles ; j'en suis d'autant plus lieureux, messieurs, que c'est parmi vous désormais que je dois passer mes jours. Yotre paroisse est privilégiée entre toutes, ayant été choisie pour posséder habituellement le premier ])asteur.
" Vous répondrez à l'honneur qui vous est fait, j'en ai la ferme confiance, par votre zèle pour la religion, ])ar votre générosité, votre docilité et la pratique de toutes les vertus dont vous donnerez l'exemple au reste du diocèse.
" Quant au choix du St. Père, je regrette vivement qu'il lie soit pas tombé sur un sujet plus capable de remplir les nombreuses et difficiles fonctions de l'épiscopat.. Mais, mes chers enfants, c'est le nom que je vous donnerai dorénavant, Dieu a ses vues particulières qui sont bien différentes des nôtres ; il emploie A ses fins pleines de sagesse toute espèce d'instruments, même les plus vils et les plus grossiers ; il se plaît quelquefois à se servir de ce qu'il y a de plus
faible et de plus petit pour opérer de grandes choses.
'' Le Barreau vint à son tour déposer aux pieds de son pontife un éloquent tribut de dévouement aux saines doctrines.
Adresse du Barreau à Sa Grandeur Mgr. VEvêque de St.-Germain de JRmousJd,
'• Monseigneur,
" En ce jour à la fois mémorable et solennel, les membres du Barreau de St.-Germain de Eimouski, s'estiment heureux de prendre part à l'allégresse publique, en venant présenter à Votre Grandeur l'humble tribut de leurs félicitations empi'essées.
" Avant l'heureuse apparition de Votre Grandeur parmi nous, comme chef religieux de ce nouveau diocèse, nous savions, Monseigneur, quelle était l'éminence de vos titres à la dignité épiscopale ; mais nous nous bornons à nous en ressouvenir : il ne nous conviendrait pas d'en faire ici l'éloge. JSTe savons-nous pas aussi que, bien moins préoccupée de ses mérites personnels que des nobles devoirs que sa mission apostolique lui impose, Votre Grandeur n'envisage, dans cette haute autorité pastorale dont elle est investie, d'autre gloire que celle du bien immense qu'elle
est destinée à produire, en ne voyant dans l'épiscopat lui-même qu'un moyen de plus de faire prévaloir les vérités qui émanent de Dieu, et un élément de force contre les irruptions du mal. Sur ce point, Monseigneur, nous unissons nos pensées aux vôtres, souhaitant à votre carrière épiscopale le bonheur de les voir se réaliser complètement.
" Quant à nous individuellement, soldats d'une communauté militante pour la lutte des intérêts humains, nous n'ignorons pas ce qu'exige de nous l'honneur d'une cause qui domine à elle seule tous les intérêts et toutes les discussions des hommes. Si jamais cette Cause auguste comptait notre appui pour quelque chose, notre voix ne lui faillirait pas. Partout on regarde le barreau comme l'une des colonies fortes de la société, et le barreau doit être, dans le Canada catholique surtout, l'un des meilleurs soutiens do la religion.
" T. M. HuDON,
^< Augustin Michaud,
'' A. Talbot,
" G. A. BiLLY,
" F. M. Dérome.
" Saint-Germain de Rimouski, le 16 mai 18G7.''
" Messieurs les membres du Barreau de Saint-Germain de Rimouski,
'' Il m'est particulièrement agréable, à mon arrivée dans le lieu de ma résidence épiscopale de recevoir d'un corps aussi distingué et aussi éclairé que celui du Barreau, une adresse couchée en termes si flatteurs et si propres à consoler le cœur d'un évêque.
'' Appelé par état à défendre les principes du droit, vous sentez que les lois humaines n'ont de base solide qu'autant qu'elles sont le reflet de la loi éternelle et divine. Avec une sincérité et une hardiesse qui vous honorent, vous vous ofî'rez à aider à la propagation de la vérité et du bien parmi toutes les classes de la société ; vous mettez vos efforts et votre voix au service de la sainte cause de l'Eglise. Messieurs, j'accepte vos ofli'es avec empressement et bonheur, et je vous dirai avec une franchise égale à la vôtre, que j'attends beaucoup de votre légitime influence pour la moralisation du peuple, et que j'aurai toujours le plus vif plaisir à vous voir lui donner l'exemple d'une foi profonde, jointe à la pratique de toutes les bonnes œuvres.
" En finissant) je souhaite, messieurs, que toujours vous soyez persuadés que le salut du peuple canadien
dépend do son union întîmo avec son clergé, de son respect pour ses prêtres, de son attachement inviolable à la religion de ses pères. Tous mes actes auront pour but de cimenter de plus en plus cette belle union qui a fait notre force dans le passé et qui nous conservera dans l'avenir comme nation.
A la suite du Barreau, les militaires de la compagnie des Chasseurs de St.-Germain voulurent prendre part à la joie générale et protester aussi de leur obéissance à la hiérarchie ecclésiastique. Excellente tenue, beaux hommes, bons supérieurs, j'ai rarement rencontré dans le cours de ma vie d'officier, un corps volontaire mieux discipliné et mieux commandé.
Monseigneur,
" Aujourd'hui que toute la population de St.-Germain do Eimouski accourt en foule auj)rè8 de Yotre Grandeur pour lui manifester les sentiments sympathiques qui l'animent, nous, les Officiers et soldats de fa Compagnie des Chasseurs Canadiens, nous nous estimons heureux de venir déposer aux pieds de Votre Grandeur nos respectueux hommages, nos plus sincères félicitations, et lui exprimer toute la joie, toute
la satisfaction que nous ressentons, en voyant monter pour la jiremière fois, sur le trône épiscopale de St.- Germain de Eimouski, un prélat dont les vertus et les qualités éminentes nous promettent pour l'avenir un bonheur sans mélange
" Oui, Monseigneur, nous nous livrons en ce jour à la plus vive allégresse, en voyant apparaître Votre Grandeur au milieu de nous; car la renommée nous a déjà appris qu'elle a toujours favorisé les actions grandes et nobles qui élèvent les nations et soutiennent les empires. Nous savons combien Elle s'intéresse à ce mouvement patriotique qui a fait prendre les armes à l'élite de la jeunesse canadienne ; nous savons combien Elle Fa encouragé ; les éloges prodigués aux élèves de l'Ecole Normale dans les journaux publics, touchant leurs progrès dans la science des armes, parlent assez éloquemment.
" Nous espérons donc avoir une part à l'intérêt et au bienveillant encouragement de Votre Grandeur, dans nos efforts pour nous perfectionner dans cet art si nécessaire à l'époque oii nous vivons.
" Comment, en effet, ne pas tout espérer désormais de Votre Grandeur, sachant que la Keligion et la Patrie sont sœurs ! Notre Patrie, nous l'aimons : nos armes
en font foi. Notre Eeligion, nous l'aimons ! Mais des faits conviennent mieux que des paroles, et nous espérons, Monseigneur, que notre conduite sera telle, que Votre Grandeur puisse toujours nous dire : " Je suis content de vous."
'^ Que Votre Grandeur daigne agréer les faibles expressions de nos sentiments, et qu'Elle daigne aussi répandre sa bénédiction sur nous et sur nos armes. " Capitaine E. Martin, " Lieutenant E. Lepage, '* Enseigne Abraham Lepage.
(41 sous-officiers et soldats.) " Kimouski, le 15 mai 1867.
" Officiers, sous-Officiers et soldats des Chasseurs Canadiens de St.-Germain de Eimouski,
" Votre évêque a du plaisir à recevoir votre chaleureuse adresse, si pleine de sentiments d'un véritable patriotisme et d'une religion sincère.
'* Vous aimez votre patrie terrestre, vous lui offrez le secours de vos bras ; au besoin, vous seriez 2)rêts à renouveler les hauts faits de vos valeureux ancêtrcfs.
Mais, mes amis, vous n'oubliez pas qu'il est une autre patrie, encore plus noble, encore plus belle, la patrie céleste, et que, pour en faire la conquête, il faut soutenir des combats quelquefois bien rudes contre les passions et les tentations. Jeunes gens de Rimouski qui formez cette belle compagnie volontaire, vous êtes l'espérance de cette paroisse ; son avenir est en grande partie entre vos mains. Tout en vous montrant soldats braves et intrépides, soumis et disciplinés, vous avez surtout à cœur d'être constamment des chrétiens fervents, des catholiques exemplaires. Ayez confiance dans votre évéque, donnez-lui votre affection ; il veut être pour chacun de vous, un père plein de sollicitude et d'indulgence.
'• Vous avez bien voulu, mes enfants, faire allusion à l'intérêt que j'ai pris aux progrès de l'art militaire dans l'institution que je dirigeais. C'était un devoir pour moi, un devoir d'état, un devoir de patriotisme : car j'avais vu avec satisfaction, chez notre jeunesse si vaillante, cette ardeur guerrière qui distinguait nos pères et qui semblait sommeiller depuis quelques années. Puissiez-vous n'avoir jamais occasion de la déployer sur un champ de bataille ! Mais, à votre tenue si remarquable, à votre apparence si martiale, je ne doute pas que si la patrie vous appelait jamais à
sa défense sous vos chefs habiles, vous ne fissiez Iionneur à votre pays et à votre nom.
" La bienvenue venait d'être donnée à Monseigneur par la population qu'il allait désormais guider vers le jugement de Dieu. Il ne lui restait plus qu'à se rendre dans la salle du réfectoire, pour assister au banquet qui l'y attendait. Les écoliers, dirigés par le goût distingué de M. l'abbé Colfer, avaient contribué eux-mêmes à l'érection des dômes de verdure qui décoraient l'entrée du collège et à son ornementation ; la salle du repas était merveilleusement décorée, ses murs offraient à l'œil de délicates peintures à fresques, exécutées par un des élèves, M. Bouillon, un véritable artiste, celui-là, et, au milieu de toutes ces féeries, le doyen du clergé du nouveau diocèse, M. l'abbé Marceau, s'avançant au nom de ses confrères, félicita Monseigneur de son élévation à l'épiscopat.
Le clergé à Sa Grandeur Monseigneur Jean Langevin, Evêque de EimouskL
'^ Monseigneur,
" En ce joui- solennel, où tous les cœurs semblent venir à vous pour vous féliciter de votre heureuse arrivée au milieu de nous, il n'est pas moins flatteur
qu'honorable pour Dioi, d'être, à cause de mon jîge avancé, chargé de présenter à Votre Grandeur les hommages et les vœux du clergé de Rimouski ; et le tribut de vénération que nous nous empressons de vous rendre, n'est qu'une faible expression de notre zèle et de nos désirs. Quelle satisfaction pour nous, quel bonheur pour la paroisse de Rimouski et pour tout le peuple de recevoir aujourd'hui, au milieu des acclamations et dos bénédictions publiques, son pjre, son évêque ; un évêque tel que St. Paul le demandait dans la ferveur de la primitive église, qui, par ses vertus, son zèle pour notre sainte religion et sa science, a été jugé digne et très-digne, par tous les Evêques de la Province, d'être élevé à la gloire de l'épiscopat, et d'occuper le nouveau siège épiscopal de St.-Germain de Rimouski !
'• Oui, Monseigneur, c'est cet esprit de piété et de zèle pour le culte de Dieu qui vous a conduit aujourd'hui au milieu de nous, pour prendre possession de \'otre nouveau diocèse, et, comme le bon Pasteur, pour y conduire et paître le troupeau qui vous a été confié. Vous serez donc pour nous le modèle de toutes les vertus, que vous ne cesserez de nous recommander. Vos paroles, toujours dictées par la bonté et la sagesse, seront pour nous des oracles. J^t notre vénération et
notre confiance vous répondent d'avance de notre souscription. Heureux, Monseigneur, si nous pouvons nous flatter d'obtenir votre approbation, et d'avoir part à votre estime, autant que nous sommes jaloux de la mériter.
" Il est bien vrai que ce n'est pas sans regret que nous avons été séparés de l'archidiocèse de Québec, là où nous avons nos sympathies, nos amis, et la maison charitable qui nous a donné notre éducation, mais surtout nos vénérables Evêques, de qui nous avons reçu l'onction sacerdotale, et dans les mains desquels nous avons tant de fois renouvelé nos promesses cléricales et reçu d'eux le baiser d'amour et de paix.
" Mais rendons grâces aux soins aimables d'une providence attentive et bienfaisante, qui veut bien consoler notre douleur, en nous accordant un nouveau Pontife selon le cœur de Dieu et selon le nôtre, qui a été formé, comme nous, par les dignes prélats que nous regrettons et qui en sera au milieu de nous une image vivante.
" Soyez donc le bien venu. Monseigneur ; si le commencement d'un nouveau diocèse vous parait pénible et difficile, nous espérons cependant que celui de Bimouski vous donnera quelque consolation.
Vous trouvez ici une magnifique Eglise qui sera votre cathédrale, un collège qui déjà promet beaucoup par le zèle et l'activité de ses jeunes fondateurs, et qui prospérera davantage sous votre direction, un couvent bien fondé qui fait honneur aux citoyens de Eimouski et aux dames chargées do l'Education des élèves. Vous trouverez un peuple bien formé, qui s'est toujours montré docile à la voix des vénérables pasteurs qui l'ont conduit jusqu'à présent dans les voies du salut, un clergé, excepté l'humble serviteur qui vous parle, jeune et vigoureux, et assez nombreux à présent pour les besoins de votre diocèse, et qui s'efforcera, j'espère, d'alléger votre fardeau.
" Puissent, Monseigneur, ces vifs sentiments d'amoui* et de confiance nous mériter toujours l'honneur de votre bienveillance et de votre protection ! Puisse le ciel exaucer nos vœux et prolonger au gré de nos désirs votre règne et vos années, pour la gloire de Dieu et notre bonheur.
'' Messieurs les membres du clergé de Eimouski,
'• Parmi les adresses que je reçois à l'occasion de ma promotion à ce siège épiscopal, aucune ne saurait
m' être plus agréable que celle de mun vénérable clergé. Eien, en effet, ne peut autant réjouir le cœur d'un évêque, que d'entendre ceux qui doivent être ses collaborateurs et ses auxiliaires dans la grande œuvre du salut des âmes, l'assurer de leur respect et de leur confiance, et fkire des vœux ardents pour le suocès de son administratien. Plût au ciel, Messieurs, que je ne méritasse les éloges que vous me donnez avec tant de bienveillance et de délicatesse, par la voix de votre
digne et respectable doyen ! Mais ils ne me font que mieux comprendre ce qui me manque.
" Les hommes du monde n'envisagent souvent que l'extérieur des choses. Apercevant l'évêque environné de beaucoup de pompe et de splendeur, l'objet de bien des hommages et des égards, ils se laissent prendre à ces dehors brillants, et s'imaginent que l'épiscopat est une position toute d'honneur et digne d'envie. Mais vous. Messieurs, vous, hommes de Dieu, hommes de foi, vous voyez d'un œil bien différent, la situation du Pasteur chargé de la conduite de tout un diocèse. Vous sentez qu'à côté de l'honneur est la responsabilité, l'immense, l'épouvantable responsabilité. Sans doute, il faut compter sur le secours de Dieu, et c'est bien là le seul, l'unique motif d'encouragement. Ah ! Messieurs, comme de charitables Cyrénéens, aidez-moi
à porter la lourde croix qui vient de m'ètre imposée. Travaillons tons ensemble à nous sauver en sauvant nos frères.
" Vous regrettez avec raison d'être soustraits à la douce, à la paternelle direction de votre bien-aimé Evêque de Tloa. Personne cependant n'a plus de raison de le regretter que moi-même. Combien je suis peu préparé à le remplacer vis-à-vis du clergé et des fidèles ! Mais adorons les décrets de la Providence, acceptons généreusement les services qu'elle nous demande, et tâchons, par notre fidélité à nos devoirs réciproques, de mériter qu'elle ne se serve de nous que pour procurer la gloire et le bonheur de son Eglise.
" Il était bien naturel que les élèves vinssent après les maîtres, et l'on jugera avec quelle heureuse modestie et quelle exquise délicatesse, les traits principaux de la carrière de leur prélat furent rappelés.
" Monseigneur,
Les représentants des divers ordres de la société viennent de vous exprimer à l'envi les sentiments de bonheur que leur cause l'arrivée de Votre Grandeur
dans ce nouveau diocèse : comme diocésains, nous avons aj)plaudide tout notre cœur à ces sentiments si justes, si légitimes. Mais, dans une fête de famille, après les aînés, vient le tour des cadets ; c'est à ce titre que nous demandons la liberté d'approcher de Yotre Grandeur ; c'est comme élèves du collège de Eimouski que nous venons vous présenter nos hommages, et redire tout ce que nos jeunes cœurs ressentent de vive allégresse, en ce jour mille fois béni, et qui fera époque dans les annales de cette institution.
. " Enfants d'une maison que nous aimons, nous ne pouvons demeurer étrangers à tout ce qui peut contribuer à son développement ; or, votre élévation à la dignité de premier pasteui' de ce nouveau diocèse a fait briller sur cette jeune institution les premières lueurs d'une prospérité nouvelle. Commencée, il y a à peine cinq ans, elle ne s'est maintenue que par l'énergie, le zèle et le dévouement infatigable de celui qui a présidé à sa fondation, et par l'encouragement que lui a donné, dès son début, celui que naguère encore, dans notre reconnaissance, nous appelions notre père, et que l'archidiocèse de Québec est si fier d'avoir pour premier Pasteur. Aujourd'hui, il est heureux d'avoir encouragé cette maison, et plus heureux encore de confier, entre des mains si habiles, ce
grain de sénevé qui doit, sous votre vigilance pastorale, devenir un arbre vigoureux qui, nous l'espérons, portera bientôt d'heureux fruits.
Nous avons remarqué, Monseigneur, en étudiant l'histoire, que la divine Providence prépare d'avance ceux qu'elle destine à de grandes choses. Elle les conduits, pour ainsi dire, par la main, jusqu'à l'entier accomplissement de ses décrets éternels, et c'est ce que nous voyons aussi en parcourant les différentes phases de la vie de Votre Grandeur. Destiné par Dieu à la sublime fonction de premier Evêque de ce diocèse, où vous auriez tout à organiser, il vous prépare à ce posie éminent par les diverses charges que vous avez eues à remplir, et où, qu'il nous soit permis de le dire, vos talents administratifs, vos vertus sacerdotales et civiles ont toujours brillé du plus vif éclat : le vénérable séminaire de Québec, les paroisses de Ste. Claire et de Beauport, et surtout l'Ecole- Normale, sont les glorieux témoins de ce qUe nous avançons. Aussi, Monseigneur, soyez en persuadé, votre promotion à l'épiscopat n'a surpris personne, si ce n'est vous-même. Tous, dès que la division du diocèse fut un fait accompli, vous désignaient Comme devant être lé premier Evêque.
" Et ici, c'est bien le cas d'appliquer cet adage dont
on abuse si souvent: " VoxpopuU, vox Del.-' Cette voix de Dieu n'a pas tardé à se faire entendre ; elle s'est manifestée par le choix qu'a fait de Votre Grandeur l'Immortel Pie IX, qui occupe si glorieusement la chaire de Pierre, et qui sait si bien découvrir le vrai mérite, quelque soin qu'il prenne de se cacher. Vous êtes donc l'Elu de Dieu, l'oint du Seigneur. Hâtons-nous de vous dire comme tel : Benedlctxis qui venit in nomine Domini,
"■ Sans doute, Monseigneur, l'Episcopat est un fardeau redoutable ; et si vous n'eussiez écouté que vos goûts pour la vie cachée, si l'obéissance au Chef Suprême de l'Eglise n'eut pas été chez vous la jpremière des vertus, vous eussiez refusé cette charge sublime ; mais Dieu le voulait, et dès lors vous avez fait un généreux sacrifice de vos goûts et de votre volonté, comptant, avec droit, sur la protection divine et sur l'amour, le respect et l'obéissance d'un peuple qui vous appelait de ses vœux.
" Pour nous, Monseigneur, sur qui votre sollicitude pastorale veillera d'une manière spéciale, nous nous efforcerons de nous rendre dignes de cette faveur par la pratique constante des vertus, par notre application à l'étude, par notre respect et notre amour filial.
Nous en prenons aujourd'hui le solennel engagement. '' Parmi les inscriptions qui décorent aujourd'hui jette salle, il en est une qui nous a vivement frappés : Hahehitis hanc diem in monumentum ! Oui, Monseigneur, il sera pour nous à jamais mémorable le jour qui nous donne dans votre personne sacrée un protecteur, un ami, un père ; il sera mémorable le jour qui nous fait voir l'inestimable avantage de rencontrer, dans cette enceinte, celui que cette maison est si heureuse de considérer comme son fondateur ; il sera' mémorable le jour qui nous procure le bonheur de connaître d'illustres prélats dont le front brille de la double auréole de la science et do la vertu, et qui, eu •e jour, sont heureux de notre bonheur. Enfin, il sera mémorable ce jour qui nous permet d'unir nos voix à celles de tant de vénérables prêtres, et de vous dire avec eux, dans un concert unanime : Soyez heureux ! Vivez longtemps pour le bien de la religion et le bonheur de ce diocèse ! Et, pour couronner <iignement un si beau jour, daignez nous accorder une bénédiction spéciale, que nous vous demandons instamment.
Messieurs les élèves du collège de Eimouski,
" Ce n'est pas sans une vive émotion que je reçois votre affectueuse adresse ; j'y reconnais les chaleureux sentiments de jeunes cœurs, que le contact du monde n'a pu encore refroidir.
" Vous augurez, mes chers enfants, de mon arrivée au milieu de vous, une ère nouvelle de prospérité pour l'Institution où vous vous instruisez : j'ignore ce que la divine Providence jugera à propos d'accorder de succès à mes efforts, mais je puis du moins vous promettre que je n'épargnerai rien pour assurer l'avenir (le cette maison, pour y rendre les études de plus en plus fortes et solides, en un mot pour vous faire avancer d'un pas ferme et rapide, sous la sage conduite de vos maîtres, dans la voie de la science et de la vertu. .)e n'ose m'engager à remplacer en tout, à votre égard, le saint et digne prélat qui a veillé, avec tant de bonté et de sollicitude, sur le berceau de cet établissement : le Seigneur ne repartit pas également ses dons ; mais, dans la mesure de mes forces, avec l'aide du ciel, je tâcherai de continuer son œuvre, je cultiverai avec amour l'ai'bre qu'il a planté, et prions tous ensemble pour que Dieu lui donne l'accroissement.
" Dans votre adresse, vous rappelez ma carrière
passée. Il semble en efiet que la Providence m'ait destiné à m'occupcrspécialemeiit de l'Education de la jeunesse, puisqu'elle a voulu que je vinsse à consacrer vingt années do ma vie à l'enscignemenl. Un tel passé a du avoir une grande influence sur ma nature et mes goûts. Vous ne serez donc pas surpris, mes bons enfants, si, pour me délasser des travaux de ma charge pastorale, je prends plaisir à venir ici, de temps à autre, me reposer au millicu de vous, ou à visiter les autres maisons d'éducation du Diocèse.
" En ce jour où un évoque vient pour la première l'ois résider parmi vous, oui, mes enfants, je vous bénis dans vos études, je vous bénis dans vos parents et vos laniilles, je vous bénis dans vos projets et votre avenir. Puissiez-vous croître chaque jour en â^-c et en sagesse devant Dieu et devant les hommes."
" Comme on le voit, prêtres, hommes do robe, militaires, paysans, bourgeois, étudiants, tous s'étaient donné la main pour tomber ensemble aux pieds do Monseigneur Langevin, et reconnaître en lui nonseulement les saints attributs de sa puissante dignité, mais encore sa science, sa modestie et son énergie au travail ; sa jeunesse consacrée à l'étude et aux rudes travaux du sacerdoce, son àgo mûr
consacré à une tâche favorite sans le nom de laquelle, son nom ne peut plus aller maintenant, l'éducation— sa vieillesse qu'il allait donner tout entière à la terrible responsabilité de l'épiscopat, tout cela semblait réagir puissamment sur la pensée de l'auditoire, et rien d'étonnant que des paroles de dévouement sublime et d'admiration si vraie soient tombées si spontanément de toutes ces âmes loyales. Les pensées s'étaient élevées à la hauteur des battements du noble cœur auquel elles étaient destinées.
" Pendant que toutes ces cérémonies grandioses s'accomplissaient, que ces joies et ces félicitations s'échangeaient, l'heure du départ était arrivée. Monseigneur nous bénit une dernière fois, nous dit à chacun une de ces bonnes paroles, comme lui seul sait les trouver, et bientôt VAdvance, penchée sous une forte brise de vent d'est, filait lestement vers Québec, où nous arrivâmes en vingt heures, après avoir débarqué sur la jetée, nos camarades de la Rivière-du- Loup.
" Le temps, qui s'était maintenue froid et couvert pendant tout le voyage, s'était un peu remis au soleil. En ma qualité de frileux, je m'étais réfugié sur la dunette, à la recherche d'un rayon égaré, une brochure
du comte de Montalembert sous le bras, et ma pensée, arrêtée sur cette foule de prêtres qui encombrait le gaillard d'avant, s'amusait à se demander quel effet pourrait produire sur un libre penseur l'imposant spectacle dont je venais d'être témoin, lorsque tout à coup mes yeux tombèrent sur ce sublime passage de Donoso Cortès, cité par son illustre biographe :
'' Je suis purement catholique ; je crois et professe ce que professe et croit l' Eglise catholique, apostolique, romaine. Pour savoir ce que je dois croire et ce que je dois penser, je ne regarde pas les philosophes, je regarde les docteurs de l'Eglise ; je ne questionne pas les sages, ils ne pourraient me répondre. J'interroge toutes les femmes pieuses et les enfants, deux vases de bénédictions, parce que l'un est purifié par les larmes, et que l'autre est embaumé des parfums de l'innocence.
^ Si tous nos esprits forts avaient toujours présente à la mémoire cette magnifique définition de la foi, bien des fronts orgueilleux ne viendraient plus se briser sur le granit de la Chaire de Pierre, car ils sauraient bientôt que, tant que ces deux colonnes fondamentales, la piété de la femme et l'éducation chrétienne des enfants, seront appuyées sur les bases inébranlables de l'épiscopat, le Christ sera avec elle.
" Or. partout où descend le Crucifié, là est la
vérité."
" Faucher de Saint-Maurice."
Voici l'acte notarié de la prise de possession :
" Le 17 Mai 1867, le Notaire public, soussigné, par Mgr. Langevin, comme il appert par l'acte de consécration, en date du premier mai dernier ; le clergé et le peuple a5'ant été convoqués n la Cathédralo, le dit Evêque Langevin s'est rendu à la CathédraK' prendre possession personnelle du diocèse, cathédrale et évêché de Rimouski, avec les cérémonies voulues, accompagné de Mgr. Horan, Evoque de Kingston.
" A laquelle cérémonie furent présents Mgr. Horan, Evéque de Kingston, le Yicaire-Général, le curé, Edouard Martin, maire municipal."
" [ci, suivent les signatures au nombre de treize. (Signé) " Ls. (Jauvreau, N. P."
Un des premiers soins de Mgr. de lîimouski, après son installation dans son diocèse, fut de demander à la Chambre Législative une explication de l'acte concernant l'incorporation des Evoques Catholiques Eomains de cette province, sanctionné le 5 avril
Voici cet acte :
'* Acte pour expliquer la section septième de l'acte douzième Victoria, chapitre cent trente-six, concernant l'incorporation des Evêques Catholiques Eomains de cette province.
*' Attendu que par l'acte douzième Victoria, chapitre cent trente-six, l'archevêque catholique romain de Québec, l'évêque catholique romain de Montréal, et l'évêque catholique romain de Bytown, ont été constitués en corporation avec certains pouvoirs et sous certaines restrictions, et que l'intention du dit acte était de pourvoir, par la septième section d'icelui, à la constitution en corporation des archevêques ou évêques catholiques romains des diocèses qui seraient formés plus tard ; attendu que sur la foi du dit acte les évêques catholiques romains des diocèses de Saint- Hyacinthe, des TroiS'Eivières et de Saint-Germain de Eimouski, ont de fait et de bonne foi i3ris et exercé et exercent encore les attributions de corporation telles que celles conférées pour les dits diocèses de Québec, Montréal et Bytown, mais que des doutes se sont élevés sur la légalité de ces corporations ; et attendu qu'il est expédient de lever ces doutes et de déclarer la légalité dos dites corporations et de pourvoir plus
clairement à la constitution en corporation des archevêques ou évêques des diocèses qui pourront être formés à Tavenir ; à ces causes, Sa Majesté, par et de l'avis et du consentement de la Législature de Québec, déclare et décrète ce qui suit :
" 1. D'après l'intention et le sens véritable de la septième section de l'acte douzième Victoria, chapitre cent trente-six, chacun des évêques catholiques romains des diocèses de Saint-Hyacinthe, des Trois- Rivières et de Saint-Germain de Riraouski, a, du moment de sa nomination comme évêque, constitué et constitue encore une corporation civile et légale, possédant tous les mêmes pouvoirs et attributions, et sujette aux mêmes restrictions et limitations que celles conférées et imposées aux dits archevêques de Québec, et évêques de Montréal et de Bytown, et a exercé, et exerce encore les pouvoirs de telle corporation, sous le nom de corporation épiscopaîe romaine du diocèse de Saint-Hyacinthe, des Trois-Eivières, ou de Saint- Germain de Bimouskij suivant le cas, et tous les actes qu'ils ont pu faire ou qu'ils pourront faire ci-après, respectivement, comme telle corporation, sont et seront valides et effectifs en loi, à toutes fins quelconques.
" 2. La septième section de l'acte douze Victoria,
chapitre cent trente-six, a, et a toujours en, le même sens, la même portée et les mêmes effets en loi que si elle avait été et était rédigée comme suit :
•' Et qu'il soit statué que, quand on jugera à propos d'ériger canoniquement aucun diocèse catholique romain dans le Bas-Canada, l'archevêque ou l'évêque de tel nouveau diocèse et ses successeurs seront et constitueront chacun par le fait de telle érection canonique et de sa nomination comme évêque, une corporation'distincte et séparée dans leurs diocèses respectifs, de fait et de nom, sous le nom de " La Corporation Archiépiscopale (ow épiscopale suivant le cas) Catholique Romaine de (mentionnant le nom du diocèse) " et auront les mêmes droits, pouvoirs et privilèges et seront sujets aux mêmes restrictions et limitations que ceux qui sont conférés ou imposés par le présent acte aux dits archevêque de Québec et évêques de Montréal et de Bytown respectivement/'
3. Le présent acte n'affectera aucune cause pendante ni aucune action ou procédure commencée, ni aucun jugement rendu dans aucune cour de justice dans cette province."
Liste des ordinations faites à Rimouski, depuis V érection du diocèse^ par Mgr. Jean Lancjevin.
Jessé Pérusse, né k Lotbinière, le 31 août 1843. tonsuré le 19 juin 1864, minoré le 21 décembre 1867, sous-cliacre le 26 janvier 1868, diacre le 7 mars 1868 et prêtre le 8 mars 1868. M. Pérusse est le premier ordonné dans le diocèse de Eimouski et le premier prêtre que Mgr. Lange vin ordonna dans sa cathédrale.
Tobie Théberge, né A St.-Simon, le 29 mai 1840, tonsuré le 19 septembre 1863, minoré le 17 décembre 1864, sous-diacre le 21 décembre 1867, diacre le 7 mars 1868 et prêtre le 8 octobre 1868.
Louis Arj^in, né à St.-Simon, (diocèse de St.-IIyacinthe) le 30 avril 1842, tonsuré le 21 août 1864, minoré le 13 octobre 1867, sous-diacre le 19 sf>ptcmbre 1868, diacre le 20 septembre 1868 et prêtre le 8 octobre 1868.
Jean-Josué Lepage, né à Rimouski, le 13 avril 1841, tonsuré le 8 octobre 1865, minoré le 14 octobre 1866, sous-diacre le 6 juin 1868, diacre le 20 septembre 1868 et prêtre le 7 février 1869. M. Lepage est le second prêtre né à Eimouski. Le j)remier
I)i*être né à Kimouski est M. Antoine Gauvreau, ctlré de St.-Nicolas (diocèse de Québec).
M. Léonard, né à Montréal le 4 octobre 1873, tonsure le 17 décembre 1865, minoré le 2 février 1869, sous-diacre le 7 février, diacre le 20 février et ])rêtro le 15 mai 18G9.
Ferdinand-îîlzéar Couture, né à Kimouski, le 28 novembre 1842, tonsuré le 7 octobre 1866, minoré le 12 octobre 1867, sous-diacre, le 6 juin 1868, diacre, le 3 février 1869, et prêtre le 25 août 1869. ,
Joseph-Octave Simard, né à St.-ltoch de (Québec, le 27 décembre 1843, tonsuré le 10 février 1867, minoré le 11 octobre 1868, sous-diacre, le 20 février
1869, diacre, le 15 mai 1769, et prêtre le 25 août
Augustin Daval, né à St.-Joseph de la 15eauce, le 30 mars 1841, tonsuré le 27 septembre 1867, minoré le 11 octobre 1868, sous-diacre, le 20 février 1869, diacre, le 16 janvier 1870 et prêtre le 23 janvier
1 870. M. Duval a été ordonné prêtre à St. -Hyacinthe.
Charles Cuay, né A St.-Jose])h de Lévis, le 23 janvier 1845, tonsuré le 13 octobre 1867, minoré le 26 mai 1870, sous-diacre le 5 juin 1870, diacre le 11
juin 1810 et prêtre le 12 juin 1870. L'Abbé Guay est le dernier prêtre ordonné par feu Mgr. C.-F. Baillargeon, dans la Cathédrale de Québec. Il reçut la tonsure des mains de Mgr. Langevin, dans la chapelle du Séminaire de Rimouski, et les autres ordres de Mgr. Baillargeon.
Jacob Gagné, né à l'Ile-aux-Coudres, le 2 juillet 1845, tonsuré le 6 juin 1868, minoré le 25 août 1869, sous-diacre le 20 octobre 1870, diacre le 20 novembre 1870 et prêtre le 17 décembre 1870.
Majorique Bolduc, né à Si. -Victor de Tring, le 20 novembre 1842, tonsuré le 6 juin 1868. minoré le 25 août 1869, sous-diacre le 17 décembre 1870, diacre le 18 mai 1871 et prêtre le 23 décembre 1871.
Oyprien Gagné, né à St.-Yalier, le 25 septembre 1835, tonsuré le 6 juin 1868, minoré le 2 septembre 1871, sous-diacre le 1er octobre 1871, diacre le 23 décembre 1871 et prêtre le 21 janvier 1872.
Cyprien Larrivée, ne à St.-Octave de Métis, le 17 août 1843, tonsuré le 6 juin 1868, minoré le 1er octobre 1870, sous-diacre le 20 octobre 1870, diacre le 17 décembre 1870 et prêtre le 25 mai 1872.
Ferdinand Audet dit Lapointe, né à St.-Anselme,
le 2-i janvier 1839, tonsuré le 4 octobre 1870, minoré le 28 septembre 1871, sous-diacre le 1er octobre 1871, diacre le 25 mai 1872 et prêtre le 6 octobre
Ulfranc St.-Laurent,* né à Ste.-Lucc, le 5 mai 1845, tonsuré le 25 août 1869, minoré le 14 mai 1871, sousdiacre le 18 mai 1871, diacre le 23 décembre 1871 et prêtre le 6 octobre 1872.
Amand Laçasse, né à la Pointe-aux-Trembles, le 6 juin 1846, tonsuré le 6 juin 1866, minoré le 28 septembre 1871, sous-diacre le 1er octobre 1871, diacre le 6 octobre 1872 et prêtre le 24 novembre
Louis-Alphonse Lamontagnc, né à Eimouski, le 7 décembre 1846, tonsuré le 1er octobre 1870, sousdiacre, le 24 novembre 1872, diacre le 20 septembre
Joseph Pelletier, né à la Eivière-du-Loup, le 8 février 1841, tonsuré le 1er octobre 1870, sous-diacre, le 25 mai 1872, et mort la même année, dans sa famille à St.-Antonin.
Ambroise - Philéa»>^4ii48i?tî^, né à Saint - Anselme, le 6 mai 1841, tonsuré le 1er octobre 1870, minoré
le 23 déccmbiT 1871, sous-diacre, le 6 octobre 1872, dhicrc le 29 mars 1873.
Narcisse Gagnoii, né à St.-Joacliim, le 7 mars 184-1, tonsuré le 3 octobre 1869, minoré le 28 septembre 1871, sous-diacre, le 6 octobre 1872, diacre le 29 mars 1873 et prêtre le 4 mai 1873.
François-Xavier-Louis-Théodule Smilh, né à Montinagny, le 5 octobre 1846, tonsuré le 13 octobre 1867, minoré le 11 octobre 1868, sous-diacre le 2i> mars 1873, diacre le 4 mai et prêtre le 8 juin de la même année.
Alfred Vigeant, ne à »Ste.-Marie du Manoir, le 10 mai 1844, tonsuré le 13 octobre 1867, minoré le 23 décembre 1871, sous-diacre, le 25 mai 1872, diacre le 6 octobre 1872 et prêtre le 12 octobre 1873.
Thomas Bérubé, ne à St.- Arsène le S décembre 1849, tonsuré le 20 janvier 1871, minoré le 1er octobre 1871, sous-diacre le 6 octobre 1872, diacre le 20 septembre 1873 et prêtre le 12 octobre 1873.